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Linux man mount
Date de publication: le jeudi 27 octobre 2011 à 16h08
Dernière modification: par Pascal BOYER le jeudi 27 octobre 2011 à 17h25
MOUNT
Section: Manuel du programmeur Linux (8)Updated: 16 décembre 2004
NOM
mount - Monter un système de fichiersSYNOPSIS
mount [-lhV]mount -a [-fFnrsvw] [-t vfstype] [-O optlist]
mount [-fnrsvw] [-o option[,option]...] périphérique|rép
mount [-fnrsvw] [-t vfstype] [-o options] périphérique rép
DESCRIPTION
Tous les fichiers accessibles par un système Unix sont insérés dans une grande arborescence, la hiérarchie des fichiers, commençant à la racine /. Ces fichiers peuvent résider sur différents périphériques. La commande mount permet d'attacher un système de fichiers trouvé sur un périphérique quelconque à la grande arborescence du système. À l'inverse, umount(8) le détachera à nouveau.La forme standard de la commande mount est :
-
mount -t type périphérique rép
Liste des systèmes de fichiers et l'aide.
-
Il y a trois façons d'invoquer mount sans qu'il ne monte quoique ce
soit :
- mount -h
- affiche un message d'aide
- mount -V
- affiche un numéro de version
- mount [-l] [-t type]
- liste tous les systèmes de fichiers actuellement montés (du type type). L'option -l ajoute les étiquettes à la liste. Voyez plus bas.
Les indications de périphérique.
-
La plupart des périphériques sont indiqués sous forme de nom de fichier
(d'un périphérique bloc spécial), comme /dev/sda1, mais il y a d'autres
possibilités. Par exemple, pour un montage NFS, périphérique peut
ressembler à knuth.cwi.nl:/dir. On peut indiquer un périphérique bloc
spécial par son étiquette (LABEL) ou son UUID (consultez les options
-L et -U ci-dessous).
La configuration conseillée est d'utiliser les étiquettes LABEL=étiquette ou UUID=uuid plutôt que les liens symboliques /dev/disk/by-{label,uuid} d'udev dans le fichier /etc/fstab. Les étiquettes sont plus facilement lisibles, robustes et portables. La commande mount(8) utilise les liens symboliques d'udev en interne, donc les utiliser directement dans /etc/fstab n'apporte aucun avantage par rapport à LABEL= ou UUID=. Pour plus de précisions, consultez libblkid(3).
Le système de fichiers proc n'est associé à aucun périphérique spécial, et lorsqu'on le monte, un mot quelconque, par exemple proc peut être utilisé à la place de l'indication de périphérique. Le choix courant none (aucun) n'est pas très heureux, car le message d'erreur « none busy » (aucun occupé) lors d'un umount peut être mal interprété.
Les fichiers /etc/fstab, /etc/mtab et /proc/mounts.
-
Le fichier /etc/fstab (consultez fstab(5)), contient des lignes
décrivant les périphériques habituellement montés, leur point de montage, et
leurs options.
La commande
-
mount -a [-t type] [-O liste d'options]
Lorsque l'on monte un système de fichiers mentionné dans fstab ou mtab, il suffit d'indiquer le point de montage, ou le périphérique.
Les programmes mount et umount maintiennent une liste des périphériques actuellement montés dans le fichier /etc/mtab. Si mount est invoqué sans paramètres, cette liste est affichée.
Le programme mount ne lit pas le fichier /etc/fstab si périphérique (ou l'étiquette (LABEL) ou l'UUID) et rép sont indiqué. Par exemple :
-
mount /dev/truc /rép
-
mount périphérique|rép -o options
Quand le système de fichiers proc est monté (disons sur /proc), les fichiers /etc/mtab et /proc/mounts sont très semblables. Le premier contient un peu plus d'informations, par exemple les options de montage, mais n'est pas obligatoirement à jour (voir l'option -n plus bas). Il est possible de remplacer /etc/mtab par un lien symbolique vers /proc/mounts. Si vous avez un très grand nombre de montages, ce sera bien plus rapide avec ce lien symbolique, mais certaines informations seront aussi perdues, en particulier l'utilisation de l'option user échouera.
-
Les montages pour les utilisateurs sans privilèges.
-
Normalement, seul le superutilisateur peut monter des systèmes de
fichiers. Néanmoins, si la ligne dans fstab contient l'option user,
n'importe quel utilisateur peut monter le système de fichiers correspondant.
Ainsi, avec la ligne suivante :
-
/dev/cdrom /cd iso9660 ro,user,noauto,unhide
-
mount /dev/cdrom
-
mount /cd
-
Les opération de remontage (« bind »).
-
Depuis Linux 2.4.0, il est possible de remonter une partie de la hiérarchie
des fichiers ailleurs. L'appel est :
-
mount --bind ancien_répertoire nouveau_répertoire
-
mount -B ancien_répertoire nouveau_répertoire
-
/ancien_répertoire /nouveau_répertoire none bind
À la suite de cet appel, le même contenu est accessible en deux endroits. On peut également remonter un fichier unique (sur un fichier unique).
Cet appel attache seulement un unique système de fichiers (ou une partie), et pas les éventuels sous-montages. La hiérarchie complète, y compris les sous-montages, est attachée une seconde fois avec :
-
mount --rbind ancien_répertoire nouveau_répertoire
-
mount -R ancien_répertoire nouveau_répertoire
Veuillez noter que les options de montage du système de fichiers resteront les mêmes que celles du point de montage d'origine et ne pourront pas être modifiées en ajoutant l'option -o aux options --bind ou --rbind. Les options de montages peuvent être modifiées par une commande remount à part, par exemple :
-
mount --bind ancien_répertoire nouveau_répertoire
mount -o remount,ro nouveau_répertoire
-
Les opérations de déplacement.
-
Depuis Linux 2.5.1 il est possible de déplacer atomiquement une arborescence
montée à un autre endroit. L'appel est :
-
mount --move ancien_répertoire nouveau_répertoire
-
mount -M ancien_répertoire nouveau_répertoire
-
Les opérations de partage de sous arborescences.
-
Depuis Linux 2.6.15, il est possible de marquer un montage et ses
sous-montages comme partagés, privés, esclaves, ou non liables. Un montage
partagé permet de créer des miroirs de ce montage, ainsi les montages et les
démontages dans n'importe quel miroir seront propagés aux autres miroirs. Un
montage esclave se propage seulement depuis le montage maître. Un montage
privé ne peut se propager. Un montage non liable est un montage privé qui ne
peut pas être cloné lors d'une opération de bind. La sémantique de ces
options est détaillée dans le fichier Documentation/sharedsubtree.txt des
sources du noyau.
-
mount --make-shared point_de_montage mount --make-slave point_de_montage mount --make-private point_de_montage mount --make-unbindable point_de_montage
Les commandes suivantes permettent de changer récursivement le type de tous les montages dans un point de montage donné.
-
mount --make-rshared point_de_montage mount --make-rslave point_de_montage mount --make-rprivate point_de_montage mount --make-runbindable point_de_montage
-
OPTIONS EN LIGNE DE COMMANDE
L'ensemble exact des options utilisées lors d'une invocation de mount est déterminé d'abord en lisant les options de la table fstab pour ce système de fichiers, puis en appliquant les options de l'argument -o, et finalement en appliquant les options -r ou -w si elles sont présentes.Les options en ligne de commande valables pour mount sont :
- -V, --version
- Afficher le numéro de version.
- -h, --help
- Afficher un message d'aide.
- -v, --verbose
- Mode verbeux.
- -a, --all
- Monter tous les systèmes de fichiers (d'un type donné) mentionnés dans fstab.
- -F, --fork
- (Utilisée conjointement avec -a) lancer un processus mount pour chaque périphérique. Ceci effectuera le montage en parallèle des divers périphériques ou serveurs NFS. L'avantage est la rapidité ; de plus les délais de NFS s'écoulent en parallèle. Un désavantage est que les montages ont lieu dans le désordre. Il ne faut donc pas utiliser cette option pour monter à la fois /usr et /usr/spool.
- -f, --fake
- Fonctionnement normal sauf pour l'appel système final qui n'est pas exécuté. Ceci simule le montage du système de fichiers. Cette option, en conjonction avec l'option -v, permet de déterminer ce que la commande mount essaye de faire. Ceci peut aussi servir à ajouter des entrées pour les périphériques montés précédemment avec l'option -n. L'option -f vérifie l'existence d'une entrée dans /etc/mtab et échoue si l'entrée existe déjà (avec les montages standards non simulés, cette vérification est faite par le noyau).
- -i, --internal-only
- Ne pas appeler l'auxiliaire /sbin/mount.<système_de_fichiers>, même s'il existe.
- -l
- Ajouter les étiquettes à la sortie de mount. Il faut que mount ait la permission de lire le périphérique du disque (par exemple, en étant suid root). On peut écrire une étiquette pour les systèmes ext2, ext3 ou ext4 avec l'utilitaire e2label(8), pour XFS avec l'utilitaire xfs_admin(8), et pour reiserfs avec l'utilitaire reiserfstune(8).
- -n, --no-mtab
- Montage sans écriture dans /etc/mtab. Ceci est nécessaire si /etc réside sur un système de fichiers en lecture seule.
- --no-canonicalize
- Ne pas rendre les chemins canoniques. La commande mount rend tous les chemins canoniques (depuis la ligne de commande ou fstab), et conserve les chemins canoniques dans les fichier /etc/mtab. Cette option peut être utilisée avec l'option -f pour les chemins absolus déjà canoniques.
- -p, --pass-fd num
- Dans le cas d'un périphérique boucle (« loop ») monté avec chiffrement, lire la phrase secrète à partir du descripteur de fichier num plutôt que depuis le terminal.
- -s
- Tolérer les options non valables plutôt qu'échouer. Ceci permet d'ignorer les options non prises en charge par un type de système de fichiers. Tous les systèmes de fichiers ne prennent pas en charge cette option. Elle existe pour la prise en charge de l'auto-monteur Linux basé sur autofs.
- -r, --read-only
-
Montage du système de fichiers en lecture seule. Un synonyme est -o ro.
Notez que selon le type, l'état du système de fichiers et le comportement du noyau, le système peut continuer à écrire sur le périphérique. Par exemple, ext3 et ext4 rejoueront leurs journaux si le système de fichiers est sale. Pour prévenir, ce type d'accès en écriture, vous devriez monter les systèmes de fichiers ext3 ou ext4 avec les options "ro,noload" ou définir le périphérique bloc en mode lecture seule, consultez blockdev(8).
- -w, --rw
- Montage du système de fichiers en lecture/écriture (option par défaut). Un synonyme est -o rw.
- -L étiquette
- Monter la partition qui a l'étiquette label.
- -U uuid
- Monter la partition avec l'uuid indiqué. Cette option nécessite que le fichier /proc/partitions existe (depuis Linux 2.1.116).
- -t, --types vfstype
-
Le paramètre à la suite de -t est utilisé pour préciser le type de
système de fichiers. Les types actuellement gérés incluent : adfs,
affs, autofs, cifs, coda, coherent, cramfs, debugfs,
devpts, efs, ext, ext2, ext3, ext4, hfs, hfsplus,
hpfs, iso9660, jfs, minix, msdos, ncpfs, nfs, nfs4,
ntfs, proc, qnx4, ramfs, reiserfs, romfs, squashfs,
smbfs, sysv, tmpfs, ubifs, udf, ufs, umsdos, usbfs,
vfat, xenix, xfs, xiafs. Notez que les types coherent, sysv et
xenix sont équivalents et que xenix et coherent disparaîtront dans le
futur (utilisez sysv à leur place). Depuis Linux 2.1.21, les types ext
et xiafs n'existent plus. Précédemment, usbfs était connu sous
usbdevfs. Notez que la liste effective des systèmes de fichiers gérés
dépend de votre noyau.
Pour la plupart des types, mount effectue seulement un appel système mount(2), et aucune connaissance détaillée du système de fichiers n'est nécessaire. Pour certains types toutefois (comme nfs, nfs4, cifs, smbfs, ncpfs) du code supplémentaire est indispensable. Les systèmes de fichiers nfs, nfs4, cifs, smbfs et ncpfs ont un programme mount indépendant. Afin de rendre uniforme le traitement de tous les types, mount exécutera le programme /sbin/mount.TYPE (s'il existe) lorsqu'il est invoqué avec le type TYPE. Comme différentes versions de smbmount ont des conventions d'appels diverses, /sbin/mount.smbfs peut être un script shell qui réalise l'appel voulu.
Si aucune option -t n'est mentionnée, ou si le type auto est précisé, mount essayera de deviner le type désiré. mount utilise la bibliothèque blkid ou volume_id pour deviner le type de système de fichiers. S'il ne trouve rien qui lui soit familier, mount essaiera de lire le fichier /etc/filesystems ou, s'il n'existe pas, /proc/filesystems. Tous les types de systèmes de fichiers listés seront essayés, sauf ceux marqués « nodev » (par exemple devpts, proc et nfs). Si /etc/filesystems se termine par une ligne contenant un unique « * », mount lira ensuite /proc/filesystems.
Le type auto peut être utile pour des disquettes montées par l'utilisateur. Créer un fichier /etc/filesystems permet de changer l'ordre d'essai (par exemple vfat avant msdos, ou ext3 avant ext2) ou d'utiliser un autochargeur de modules pour le noyau. Attention : la détection s'appuie sur une heuristique (des nombres « magiques » précis) qui peut conduire à une mauvaise reconnaissance, avec des conséquences catastrophiques. Si vos données sont précieuses ne demandez pas à mount d'essayer de deviner le type de leur support.
On peut indiquer plusieurs types, séparés par des virgules. La liste des types de systèmes de fichiers peut également être préfixée par no pour indiquer les types qu'il ne faut pas tester. (Ceci prend son sens avec l'option -a). Par exemple la commande :
-
-
mount -a -t nomsdos,ext
-
-
- -O, --test-opts options
-
Utilisée conjointement avec -a, pour limiter l'ensemble des systèmes de
fichiers auxquels -a s'applique. Comme -t sauf que c'est inutile hors
du contexte -a. Par exemple, la commande :
-
-
mount -a -O no_netdev
C'est différent de -t en ceci que chaque option est vérifiée exactement ; un no au début d'une option ne nie pas le reste.
Les options -t et -O se cumulent dans les faits. La commande :
-
mount -a -t ext2 -O _netdev
-
-
- -o, --options options
-
Les options sont spécifiées avec une option -o suivie par une des chaînes
d'options séparées par une virgule. Par exemple,
-
-
mount LABEL=mydisk -o noatime,nouser
Pour plus détails, consultez les sections OPTIONS DE MONTAGE INDÉPENDANTE et OPTIONS DE MONTAGE SPÉCIFIQUE.
-
-
- -B, --bind
- Remonter une sous-arborescence ailleurs (le contenu sera disponible en deux points différents). Voir plus haut.
- -R, --rbind
- Remonter une sous-arborescence et tous les sous-montages possibles ailleurs (le contenu sera disponible en deux points différents). Voyez plus haut.
- -M, --move
-
Déplacer une sous-arborescence ailleurs. Voir plus haut.
OPTIONS DE MONTAGE INDÉPENDANTE
Certaines de ces options sont seulement utiles lorsque les montages apparaissent dans le fichier /etc/fstab.Certaines de ces options peuvent être activées ou désactivées par défaut dans l'environnement du noyau. Pour vérifier la configuration actuelle, consultez les options dans /proc/mounts.
Les options suivantes s'appliquent à tous les systèmes de fichiers montés (mais tous les systèmes de fichiers ne les honorent pas, par exemple sync n'est effective que pour ext2, ext3, fat, vfat et ufs) :
- async
- Toutes les entrées-sorties sur le système de fichiers seront asynchrones (voyez aussi l'option sync).
- atime
- Mettre à jour les horodatages d'accès des inœuds à chaque accès. Voyez aussi l'option de montage strictatime.
- noatime
- Ne pas mettre à jour les horodatages d'accès aux inœuds sur ce système de fichiers (accès plus rapide pour des serveurs de news par exemple).
- auto
- Peut être monté par l'option -a.
- noauto
- Ne peut être monté qu'explicitement (l'invocation de mount avec l'option -a ne montera pas le système de fichiers).
- context=contexte, fscontext=contexte, defcontext=contexte et rootcontext=contexte
-
L'option context= est utile lors du montage d'un système de fichiers sans
gestion des attributs étendus, comme les disquettes ou les disques durs
formatés en VFAT, ou les systèmes de fichiers qui ne sont en général pas
utilisés dans un environnement SELinux comme un disque ext3 formaté dans un
environnement non SELinux. Vous pouvez aussi utiliser context= avec des
systèmes de fichiers non sûrs, comme une disquette. Elle assure aussi la
compatibilité avec la prise en charge xattr du système de fichiers avec les
versions antérieures au noyau 2.4. Même si xattr est pris en charge, vous
pouvez sauver les horodatages sans devoir étiqueter tous les fichiers en
affectant un contexte de sécurité pour le disque entier.
L'option context=system_u:object_r:removable_t est couramment utilisée pour les média amovibles.
Deux autres options sont fscontext= et defcontext=, elles sont toutes les deux mutuellement exclusives avec l'option context. Cela signifie que vous pouvez utiliser fscontext et defcontext ensembles, mais aucune ne peut être utilisée avec l'option context.
L'option fscontext= fonctionne pour tous les systèmes de fichiers, qu'ils prennent en charge l'option xattr ou non. L'option fscontext change l'étiquette du système de fichiers en un contexte de sécurité spécifique. L'étiquette du système de fichiers est distinctes des étiquettes individuelles des fichiers. Elles représentent le système de fichiers entier pour un certain type de vérification de permission, comme une période de montage ou une création de fichier. Les étiquettes individuelles de fichiers sont toujours obtenues à partir des paramètres xattr des fichiers eux-mêmes. L'option de contexte définit habituellement l'agrégat de contexte que fscontext fournit, en plus de fournir la même étiquette pour tous les fichiers individuels.
Vous pouvez définir le contexte de sécurité par défaut pour les fichiers non étiquetés avec l'option defcontext=. Cela surcharge la valeur par défaut définie pour les fichiers non étiquetés de la politique de sécurité et nécessite un système de fichiers qui gère l'étiquetage xattr.
L'option rootcontext= permet d'étiqueter explicitement l'inœud racine d'un système de fichiers avant que l'inœud ou le système de fichiers ne soit montés car il serait visible depuis l'espace utilisateur. Cela s'est avéré utile pour des noyaux Linux « stateless ».
Pour plus de détails, consultez selinux(8)
- defaults
- Utilisation des options par défaut : rw, suid, dev, exec, auto, nouser et async.
- dev
- Interpréter les périphériques spéciaux de type caractère ou bloc présents sur le système de fichiers.
- nodev
- Ne pas interpréter les périphériques spéciaux de type caractère ou bloc présents sur le système de fichiers.
- diratime
- Mettre à jour les horodatages d'accès d'inœuds sur ce système de fichiers. Option par défaut.
- nodiratime
- Ne pas mettre à jour les heures d'accès aux inœuds de répertoires sur ce système de fichiers.
- dirsync
- Toutes les mises à jour de répertoires du système de fichiers devraient être réalisées de façon synchrone. Ceci concerne les appels système suivant : creat, link, unlink, symlink, mkdir, rmdir, mknod et rename.
- exec
- Permettre l'exécution de fichiers binaires.
- noexec
- Ne pas permettre l'exécution directe de tout fichier binaire sur le système de fichiers monté. (Jusqu'à récemment, il était possible de lancer des fichiers binaires n'importe comment en utilisant une commande comme « /lib/ld*.so /mnt/binaire ». Cette ruse échoue depuis Linux 2.4.25/2.6.0).
- group
- Autoriser un utilisateur ordinaire (c'est-à-dire qui n'est pas le superutilisateur) à monter le système de fichiers si l'un des groupes auxquels il appartient correspond au groupe du périphérique. Cette option implique les options nosuid et nodev (à moins qu'elle ne soit annulée par d'autres options comme dans la ligne d'options group,dev,suid).
- encryption
- Indique l'algorithme de chiffrement à utiliser. À utiliser avec l'option loop.
- keybits
- Indique la taille de la clé à utiliser avec l'algorithme de chiffrement. À utiliser avec les options loop et encryption. L'option nofail permet de ne pas renvoyer d'erreur pour ce périphérique s'il n'existe pas. L'option iversion permet d'incrémenter le champ i_version d'un inœud à chaque modification de celui-ci.
- noiversion
- Ne pas incrémenter le champ i_version de l'inœud.
- mand
- Permettre les verrouillages obligatoires sur ce système de fichiers. Voir fcntl(2).
- nomand
- Ne pas permettre les verrouillages obligatoires sur ce système de fichiers.
- _netdev
- Le système de fichiers réside sur un périphérique nécessitant des accès réseau (pour éviter que le système essaye de monter ces systèmes de fichiers avant d'avoir activé le réseau).
- nofail
- Ne pas renvoyer d'erreur pour ce périphérique s'il n'existe pas.
- relatime
- Mettre à jour les horodatages d'accès par rapport à l'horodatage de modification. L'horodatage d'accès est mis à jour seulement si le précédent horodatage d'accès est antérieur à l'horodatage de modification (c'est équivalent à l'option noatime, mais permet aux applications, comme mutt, de savoir si un fichier a été lu depuis sa dernière modification).
- norelatime
- Ne pas utiliser la fonctionnalité relatime. Consultez aussi l'option de montage strictatime.
- strictatime
- Demander explicitement une mise à jour complète des horodatages d'accès. Ceci fait qu'il est possible pour le noyau d'utiliser relatime ou noatime par défaut mais il est toujours possible de changer cela depuis l'espace utilisateur. Pour plus de détails à propos des options de montage par défaut, consultez /proc/mounts.
- nostrictatime
- Utiliser le comportement par défaut du noyau pour la mise à jour des horodatages d'accès aux inœuds.
- suid
- Prendre en compte les bits Set-UID ou Set-GID des fichiers se trouvant sur le système de fichiers monté.
- nosuid
- Ne pas tenir compte des bits Set-UID ou Set-GID. (Ça peut paraître sûr, mais ne l'est pas si vous avez l'utilitaire suidperl(1) installé).
- owner
- Autoriser un utilisateur ordinaire (non root) à monter le système de fichiers s'il est le propriétaire du périphérique. Cette option implique les options nosuid et nodev (à moins qu'elles ne soient annulées par d'autres options comme dans la ligne d'options owner,dev,suid).
- remount
-
Tenter de remonter un système de fichiers déjà monté. Ceci est utilisé pour
changer les attributs de montage d'un système de fichiers, principalement
pour autoriser l'écriture sur un système de fichiers en lecture seule. Cela
ne change ni le périphérique ni le point de montage.
La fonctionnalité de re-montage utilise les options fstab de la même façon que la commande mount. Cela signifie que la commande mount ne lit fstab (ou mtab) que lorsque périphérique ou répertoire sont spécifiés.
mount -o remount,rw /dev/foo /rép
Après cet appel, tous les anciennes options de montage sont remplacées et les options arbitraires du fichiers fstab sont ignorées, excepté l'option loop= qui est générée de façon interne et maintenue par la commande mount.
mount -o remount,rw /rép
Après cet appel, mount lit fstab (ou mtab) et fusionne ces options avec les options de la ligne de commande (-o).
- ro
- Monter le système de fichiers en lecture seule.
- rw
- Monter le système de fichiers en lecture/écriture.
- sync
- Toutes les E/S du système de fichiers doivent être réalisées de façon synchrone. Dans le cas d'un média avec un nombre limité de cycles d'écriture (par exemple des mémoires flash), « sync » peut réduire la durée de vie de celui-ci.
- user
- Autoriser les utilisateurs ordinaires à monter le système de fichiers. Le nom de l'utilisateur qui a monté le système de fichiers est noté dans mtab pour qu'il puisse le démonter ensuite. Cela entraîne l'utilisation des options noexec, nosuid et nodev (à moins qu'elles ne soient explicitement surchargées, comme dans une ligne d'option user,exec,dev,suid).
- nouser
- Ne pas autoriser d'utilisateur ordinaire (non superutilisateur) à monter le système de fichiers. C'est le comportement par défaut.
- users
-
Autoriser tous les utilisateurs à monter et démonter le système de
fichiers. Cette option implique les options noexec, nosuid et nodev
(sauf s'il y a une surcharge par une option ultérieure, comme sur la ligne
users,exec,dev,suid).
OPTIONS DE MONTAGE SPÉCIFIQUES
Les options suivantes ne s'appliquent qu'à certains systèmes de fichiers. Elles sont triées par type de système de fichiers. Elles s'utilisent toutes à la suite de l'option -o.Les options prises en charge dépendent un peu du noyau en cours d'utilisation. Vous trouverez plus d'informations dans le sous-répertoire des sources du noyau Documentation/filesystems.
Options de montage pour adfs
- uid=valeur et gid=valeur
- Définir le propriétaire et le groupe des fichiers du système de fichiers (par défaut : uid=gid=0).
- ownmask=valeur et othmask=valeur
- Définir le masque de permissions pour le propriétaire ADFS et les permissions des « autres » respectivement (défaut : 0700 et 0077, respectivement). Voir aussi /usr/src/linux/Documentation/filesystems/adfs.txt.
Options de montage pour affs
- uid=valeur et gid=valeur
- Définir le propriétaire et le groupe de la racine du système de fichiers (par défaut : uid=gid=0, mais avec l'option uid ou gid sans valeur, l'uid et le gid du processus appelant seront utilisés).
- setuid=valeur et setgid=valeur
- Définir le propriétaire et le groupe de tous les fichiers.
- mode=valeur
- Définir le mode d'accès à tous les fichiers au mode valeur & 0777 sans s'occuper de leurs permissions originales. Ceci ajoute également l'autorisation de parcours dans les répertoires qui permettent la lecture. La valeur doit être mentionnée en octal.
- protect
- N'autoriser aucune modification des bits de protection du système de fichiers.
- usemp
- Définir l'uid et le gid de la racine du système de fichiers à l'uid et au gid du point de montage jusqu'au premier sync ou umount, puis ignorer cette option. Bizarre...
- verbose
- Afficher des informations supplémentaires pour chaque montage réussi.
- prefix=chaîne
- Préfixe à utiliser avant le nom de volume lorsque l'on suit un lien.
- volume=chaîne
- Préfixe (30 caractères au plus) à utiliser avant '/' quand on suit un lien symbolique.
- reserved=valeur
- (Par défaut : 2). Nombre de blocs inutilisés au début du périphérique.
- root=valeur
- Fournir explicitement l'emplacement du bloc racine.
- bs=valeur
- Fournir la taille de bloc. Les valeurs autorisées sont 512, 1024, 2048 et 4096.
- grpquota|noquota|quota|usrquota
-
Ces options sont acceptées mais sans effet. (Toutefois les utilitaires de
quota peuvent réagir à de telles chaînes dans /etc/fstab).
Options de montage pour cifs
Voir la section des options de la page de manuel mount.cifs(8) (le paquet smbfs doit être installé).Options de montage pour coherent
Aucune.Options de montage pour debugfs
Le système de fichiers debugfs est un pseudo système de fichiers, traditionnellement monté sous /sys/kernel/debug. Il n'a pas d'option de montage.Options de montage pour devpts
Le système de fichiers devpts est un pseudo système de fichiers, traditionnellement monté sous /dev/pts. Pour acquérir un pseudo terminal, un processus ouvre /dev/ptmx ; le numéro du pseudo terminal est rendu disponible au processus, et le pseudo terminal esclave est accessible via /dev/pts/<numéro>.- uid=valeur et gid=valeur
- Définir le propriétaire et le groupe des PTY nouvellement créés. Lorsque rien n'est spécifié, ils seront fixés avec l'UID et le GID du processus créateur. Par exemple s'il y a un groupe tty de GID 5, alors gid=5 fera appartenir les PTY créés au groupe tty.
- mode=valeur
- Définir le mode des PTY nouvellement créés. La valeur par défaut est 0600. Une valeur mode=620 et gid=5 correspond à un « mesg y » pour tous les PTY nouvellement créés.
- newinstance
-
Créer une instance privée du système de fichiers devpts, les indices des
ptys alloués dans cette nouvelle instance seront indépendant des indices
créer dans les autres instances devpts.
Tous les montages de devpts sans l'option newinstance partagent le même jeu d'indices de pty (mode legacy). Chaque montage de devpts avec l'option newinstance utilise un jeu d'indices privé de pty.
Cette option est principalement utilisée pour gérer les conteneur dans le noyau Linux. Elle est implémentée dans le noyau Linux depuis la version 2.6.29. De plus, cette option de mount est valable seulement si l'option CONFIG_DEVPTS_MULTIPLE_INSTANCES est activée dans la configuration du noyau.
Pour utiliser cette option efficacement, /dev/ptmx doit être un lien symbolique vers pts/ptmx Consultez Documentation/filesystems/devpts.txt dans les sources du noyau Linux pour plus de détails.
- ptmxmode=valeur
-
Définir le mode du nouveau nœud de périphérique ptmx dans le système de fichiers devpts.
Avec la gestion des instances multiples de devpts (consultez l'option newinstance ci-dessus), chaque instance possède un nœud privé ptmx dans la racine du système de fichiers (typiquement /dev/pts/ptmx).
Pour être compatible avec les anciennes versions du noyau, le mode par défaut des nouveaux nœud ptmx est 000. ptmxmode=value spécifie un mode plus pratique pour le nœud ptmx et est recommandé lorsque l'option newinstance est spécifiée.
Cette option est implémentée dans le noyau Linux depuis la version 2.6.29. De plus, cette option est valable seulement si l'option CONFIG_DEVPTS_MULTIPLE_INSTANCES est activée dans la configuration du noyau.
Options de montage pour ext
Aucune. Notez que le type de système de fichiers « ext » est obsolète. Ne l'utilisez pas. Depuis Linux 2.1.21, extfs n'est plus dans les sources du noyau.Options de montage pour ext2
Le type de système de fichiers « ext2 » est le type standard pour les systèmes de fichiers Linux. Depuis Linux 2.5.46, les valeurs par défaut de la plupart des options de montage sont déterminées par le superbloc du système de fichiers. Vous pouvez les configurer avec tune2fs(8).- acl|noacl
- Prendre en charge (ou non) les listes de contrôle d'accès POSIX (« POSIX Access Contol Lists »).
- bsddf|minixdf
-
Définir le comportement à adopter pour l'appel système statfs. Le
comportement minixdf consiste à renvoyer dans le champ f_blocks le
nombre total de blocs du système de fichiers, alors que le comportement
bsddf (comportement par défaut) consiste à soustraire les blocs utilisés
par le système de fichiers ext2 non disponibles pour le stockage. Ainsi on
obtient :
% mount /k -o minixdf; df /k; umount /k Filesystem 1024-blocks Used Available Capacity Mounted on /dev/sda6 2630655 86954 2412169 3% /k % mount /k -o bsddf; df /k; umount /k Filesystem 1024-blocks Used Available Capacity Mounted on /dev/sda6 2543714 13 2412169 0% /k
(Remarquez que cet exemple montre que l'on peut, en ligne de commande, ajouter des options à celles mentionnées dans /etc/fstab). - check={none|nocheck}
- Pas de vérification au moment du montage. C'est l'option par défaut. C'est rapide. Il est sage d'invoquer de temps en temps e2fsck(8), par exemple au démarrage.
- debug
- Afficher des informations de débogage lors de chaque (re)montage.
- errors={continue|remount-ro|panic}
- Définir le comportement à adopter en cas d'erreur. On peut ignorer l'erreur en marquant simplement le système de fichiers comme étant corrompu, et continuer. On peut également remonter le système de fichiers en lecture seule. Ou l'on peut déclencher une panique du noyau et arrêter le système. Le comportement par défaut est défini dans le superbloc du système de fichiers et peut être configuré avec tune2fs(8).
- grpid|bsdgroups et nogrpid|sysvgroups
- Ces options définissent le GID que reçoit un nouveau fichier créé. Quand grpid est positionné, le fichier reçoit le GID du répertoire dans lequel il est créé. Sinon (par défaut), il prend le fsgid du processus appelant, à moins que le répertoire ait son bit Set-GID positionné, auquel cas il reçoit le GID du répertoire parent, et s'il s'agit d'un nouveau répertoire, voit son bit Set-GID positionné.
- grpquota|noquota|quota|usrquota
- Ces options sont acceptées mais ignorées.
- nobh
- Ne pas attacher les buffer_heads au cache des pages associé aux fichiers. (Depuis 2.5.49.)
- nouid32
- Désactiver les UID et GID 32 bits. Pour compatibilité avec les anciens noyaux qui ne stockent et n'attendent que des valeurs 16 bits.
- oldalloc or orlov
- Utiliser l'ancien allocateur ou bien l'allocateur Orlov pour les nouveaux i-nœuds. La valeur par défaut est l'allocateur Orlov.
- resgid=n et resuid=n
- Le système de fichiers ext2 réserve un certain pourcentage de l'espace disponible (par défaut 5%, voyez mke2fs(8) et tune2fs(8)). Ces options déterminent qui peut utiliser ces blocs réservés (celui qui a l'uid indiqué, ou qui appartient au groupe mentionné).
- sb=n
- Utiliser le bloc n comme superbloc plutôt que le bloc 1. Ceci sert lorsque le système de fichiers a été endommagé. Avant, des copies du superbloc étaient placées tous les 8192 blocs : 1, 8193, 16385, ... (des milliers de copies sur un gros système de fichiers). Depuis la version 1.08, mke2fs a une option -s (sparse) pour réduire le nombre de copies, et depuis la version 1.15, c'est l'option par défaut. Notez que cela peut signifier qu'un système de fichiers ext2 créé par une version récente de mke2fs ne peut pas être monté en lecture/écriture avec Linux 2.0.*. Le numéro de bloc utilise des unités de 1 k. Pour utiliser le bloc logique 32678 sur un système de fichiers avec des blocs de 4 ko : « sb=131072 ».
- user_xattr|nouser_xattr
-
Prendre en charge (ou non) les attributs étendus « user. ».
Options de montage pour ext3
Le système de fichiers ext3 est une version du système de fichiers ext2 à laquelle a été ajoutée la journalisation. Il prend en charge les mêmes options que ext2 avec en plus :- journal=update
- Mettre à jour le journal du système de fichiers ext3 avec le format actuel.
- journal=inum
- Si un journal existe déjà, cette option est ignorée. Sinon elle indique le numéro de l'inœud que représentera le fichier journal du système de fichiers ext3 ; ext3 créera un journal en écrasant le contenu du fichier dont l'inœud vaut inum.
- noload
- Ne pas charger le journal du système de fichiers ext3 au montage.
- data={journal|ordered|writeback}
-
Précise le mode de journalisation pour les données des fichiers. Les
méta-données sont toujours journalisées. Pour utiliser un mode autre que
ordered sur le système de fichiers racine, passer le mode au noyau en
tant que paramètre de boot, par exemple : rootflags=data=journal.
-
- journal
- Les données sont inscrites dans le journal avant d'être écrites dans le système de fichiers principal.
- ordered
- Il s'agit du mode par défaut. Les données sont envoyées dans le système de fichiers avant d'inscrire les méta-données dans le journal.
- writeback
- L'ordre des données n'est pas préservé. Les données peuvent être écrites dans le système de fichiers après que les méta-données sont inscrites dans le journal. On soupçonne que ce soit l'option à plus haut débit. Elle garantit l'intégrité interne du système de fichiers, mais d'anciennes données peuvent apparaître dans un fichier après un crash et une récupération du journal.
-
- barrier=0 / barrier=1
- Cela active ou désactive l'utilisation des barrières. barrier=0 pour les désactiver, barrier=1 pour les activer. Les barrières d'écriture renforcent l'ordre des inscriptions au journal propre au disque, permettant d'utiliser en sécurité les caches d'écriture volatiles du disque, contre quelques pertes en performance. Le système de fichiers ext3 n'active pas les barrières d'écriture par défaut. Assurez-vous d'activer les barrières sauf si les disques sont alimentés sans interruption d'une façon ou d'une autre. Dans le cas contraire, le système de fichiers risque d'être corrompu en cas de coupure de courant.
- commit=nsec
- Synchroniser toutes les données et les méta-données toutes les nsec secondes. La valeur par défaut est 5 secondes. Zéro signifie la valeur par défaut.
- user_xattr
- Activer les attributs étendus. Consultez la page de manuel attr(5).
- acl
-
Activer les listes de contrôle d'accès (ACL). Consultez la page de manuel
acl(5).
Options de montage pour ext4
Le système de fichiers ext4 est un niveau plus élevé du système de fichiers ext3 intégrant des améliorations au niveau de l'évolutivité et de la fiabilité, afin de gérer des systèmes de fichiers de grande taille.Les options journal_dev, noload, data, commit, orlov, oldalloc, [no]user_xattr [no]acl, bsddf, minixdf, debug, errors, data_err, grpid, bsdgroups, nogrpid sysvgroups, resgid, resuid, sb, quota, noquota, grpquota, usrquota et [no]bh sont rétro-compatibles avec ext2 et ext3.
- journal_checksum
- Activer les sommes de contrôles pour les transactions du journal. Cela permet au code de récupération de e2fsck et au noyau de détecter des corruptions dans le noyau. C'est un changement rétro-compatible qui sera ignoré par les anciens noyaux.
- journal_async_commit
- Les blocs d'inscription peuvent être écrits sur le disque sans attendre de descripteur de blocs. Si cela est activé avec un vieux noyau, le périphérique ne pourra pas être monté. Cela activera en interne « journal_checksum ».
- journal=update
- Mettre à jour le journal du système de fichiers ext4 avec le format actuel.
- barrier=0 / barrier=1 / barrier / nobarrier
-
Cela active ou désactive l'utilisation des barrières d'écriture dans le code
jbd. barrier=0 pour les désactiver, barrier=1 pour les activer. Cela
nécessite aussi une pile d'E/S qui peut gérer les barrières, et si jbd
rencontre une erreur sur une barrière d'écriture, il les désactivera de
nouveau avec un avertissement. Les barrières d'écriture renforcent l'ordre
des inscriptions au journal propre au disque, permettant d'utiliser en
sécurité les caches d'écriture volatiles du disque, contre quelques pertes
en performance. Si les disques sont alimentés sans interruption d'une façon
ou d'une autre, désactiver les barrières permet d'augmenter sans danger les
performances. Les options de montage « barrier » et « nobarrier » permettent
aussi d'activer ou de désactiver les barrières, en cohérence avec les autres
options de montage ext4.
Le système de fichiers ext4 active les barrières d'écriture par défaut.
- inode_readahead=n
- Ce paramètre définit le nombre maximum de blocs de table d'inœuds que l'algorithme « readahead » de la table d'inœuds d'ext4 va prélire dans la mémoire cache. La valeur par défaut est de 32 blocs.
- stripe=n
- Nombre de blocs du système de fichiers que mballoc essayera d'utiliser pour la taille d'allocation et l'alignement. Pour les systèmes RAID5/6, cela devrait être le nombre de disques de données multiplié par la taille des chunks RAID dans les blocs du système de fichiers.
- delalloc
- Reporter l'allocation des blocs après les écritures
- nodelalloc
- Désactiver les allocations retardées. Les blocs sont alloués lorsque les données sont copiées depuis le cache utilisateur vers le cache de page.
- max_batch_time=usec
- Temps maximal pendant lequel ext4 devrait attendre des systèmes de fichiers supplémentaires pour être traités ensemble lors d'une opération d'écriture synchrone. Puisqu'une opération d'écriture synchrone va forcer une inscription et attendre pour que l'E/S soit terminée, cette opération n'est pas coûteuse, et peut être un énorme gain de débit, on attend une courte période de temps pour voir si d'autres transactions peuvent être ajoutées à l'écriture synchrone. L'algorithme utilisé est conçu pour ajuster automatiquement la vitesse du disque, en mesurant le temps (moyen) pris pour terminer l'inscription d'une transaction. Appelons ce temps le « temps d'inscription ». Si le temps d'exécution de la transaction est inférieur au temps d'inscription, ext4 essaiera de se mettre en veille pour le temps d'inscription au cas où d'autres opérations pourraient joindre la transaction. Le temps d'inscription est plafonné par max_batch_time, qui est défini par défaut à 15000 μs (15 ms). Cette optimisation peut être totalement désactivée en définissant max_batch_time à 0.
- min_batch_time=usec
- Ce paramètre définit le temps d'inscription des données (comme décrit ci-dessus) et doit être au moins égale à min_batch_time. La valeur par défaut est zéro microseconde. Augmenter ce paramètre peut améliorer le débit des charges de travail multi-processus, synchrone sur les disques très rapides. Tout ceci augmentant le temps de latence.
- journal_ioprio=prio
- La priorité des E/S (de 0 à 7, où 0 est la priorité la plus haute) qui doit être utilisée pour les opérations E/S soumise par kjournal2 durant une opération d'inscription. La priorité par défaut est 3, ce qui est légèrement supérieur à la priorité par défaut.
- auto_da_alloc|noauto_da_alloc
-
Beaucoup d'applications cassées n'utilise pas fsync() lorsque
noauto_da_alloc remplace des fichiers existants avec un motif comme
fd = open("foo.new")/write(fd,..)/close(fd)/ rename("foo.new", "foo")
ou pire encore
fd = open("foo", O_TRUNC)/write(fd,..)/close(fd).
Si auto_da_alloc est activé, ext4 détectera les motifs de « remplacement par renommage » et de « remplacement par troncature », et forcera l'allocation de tout bloc d'allocation retardé tel qu'à la prochaine inscription dans le journal, en mode data=ordered par défaut, les blocs de données du nouveau fichier sont envoyés sur le disque avant que l'opération rename() ne soit inscrite. Ceci fournit approximativement le même niveau de garantie que ext3, et évite le problème « zero-length » qui peut survenir lors d'un arrêt brutal du système avant que les blocs d'allocation retardés ne soient envoyés au disque.
Options de montage pour fat
(Note : fat n'est pas un système de fichiers séparé, mais une portion commune des systèmes de fichiers msdos, umsdos et vfat).- blocksize={512|1024|2048}
- Définir la taille des blocs (par défaut 512). Cette option est obsolète.
- uid=valeur et gid=valeur
- Définir le propriétaire et le groupe de tous les fichiers. (Les valeurs par défaut sont l'UID et le GID du processus courant).
- umask=valeur
- Définir l'umask (c'est à dire le masque de bits des permissions qui ne sont pas fournies). Par défaut il s'agit de l'umask du processus en cours. La valeur est donnée en octal.
- dmask=valeur
- Définir l'umask appliqué aux répertoires seulement. Par défaut c'est l'umask du processus appelant. La valeur est donnée en octal.
- fmask=valeur
- Définir l'umask appliqué aux fichiers réguliers seulement. Par défaut c'est l'umask du processus appelant. La valeur est donnée en octal.
- allow_utime=valeur
-
Cette option contrôle la vérification des permissions des mtime/atime.
-
- 20
- Si le processus courant appartient au groupe de fichiers de gid ID, vous pouvez changer les horodatages.
- 2
- Les autres utilisateurs peuvent changer les horodatages.
La valeur par défaut est définie depuis l'option « dmask » (si le répertoire a les droits d'écriture, utime(2) est autorisé, p. ex. « dmask & 022 »).
Normalement, utime(2) vérifie que le processus courant est le propriétaire du fichier, ou qu'il a la propriété CAP_FOWNER. Cependant le système de fichiers FAT n'a pas d'uid/gid sur le disque, donc une vérification normale est trop inflexible. Avec cette option, vous pouvez l'assouplir.
-
- check=valeur
-
Il y a trois niveaux de vérification des noms de fichiers :
-
- r[elaxed]
- Les majuscules et minuscules sont acceptées et équivalentes. La partie excédentaire des noms longs est supprimée (par exemple nombeaucouptroplong.foobar devient nombeauc.foo). Les espaces en tête, et au sein des noms sont acceptés, tant dans le nom que dans l'extension.
- n[ormal]
- Comme « relaxed », mais de nombreux caractères spéciaux (*, ?, <, espaces, etc.) sont refusés. C'est le comportement par défaut.
- s[trict]
- Comme « normal », mais les noms ne peuvent pas contenir de partie longue, et les caractères spéciaux qui sont acceptés par Linux mais pas par MS-DOS sont rejetés (+, =, espaces, etc.)
-
- codepage=valeur
- Définir la page de code pour convertir les caractères des noms courts des systèmes de fichiers FAT et VFAT. Par défaut, la page 437 est utilisée.
- conv={b[inary]|t[ext]|a[uto]}
-
Le système de fichiers fat peut effectuer automatiquement les conversions
CRLF<-->NL (format de texte MS-DOS vers format de texte UNIX). Les
modes de conversion suivants sont autorisés :
-
- binary
- Aucune conversion. C'est le comportement par défaut.
- text
- Conversion CRLF<-->NL sur tous les fichiers.
- auto
- Conversion CRLF<-->NL sur tous les fichiers qui n'ont pas une extension de « binaire bien connu ». Cette liste, non exhaustive, se trouve au début de fs/fat/misc.c (dans Linux 2.0, la liste est : exe, com, bin, app, sys, drv, ovl, ovr, obj, lib, dll, pif, arc, zip, lha, lzh, zoo, tar, z, arj, tz, taz, tzp, tpz, gz, tgz, deb, gif, bmp, tif, gl, jpg, pcx, tfm, vf, gf, pk, pxl, dvi).
Les programmes qui calculent des positions avec lseek n'aiment pas la conversion « text » du noyau. Plusieurs personnes ont détruit des données ainsi. Faites attention !
Pour les systèmes de fichiers montés en mode binaire, un outil de conversion (fromdos/todos) est disponible. Cette option est obsolète.
-
- cvf_format=module
- Obliger le pilote à utiliser le module CVF (Compressed Volume File) cvf_module plutôt que l'auto-détection. Si le noyau gère kmod, l'option cvf_format=xxx commande aussi le chargement du module CVF à la demande. Cette option est obsolète.
- cvf_option=option
- Option passée au module CVF. Cette option est obsolète.
- debug
- Activer l'attribut debug. Un numéro de version et une liste des paramètres du système de fichiers seront affichés (ces données seront également affichées si les paramètres semblent incohérents).
- fat={12|16|32}
- Préciser s'il s'agit d'une FAT 12, 16 ou 32 bits. Ceci a priorité sur la détection automatique du type de FAT. À utiliser avec précaution !
- iocharset=valeur
- Jeu de caractères pour les conversions entre les caractères 8 bits et les caractères 16 bits Unicode. Par défaut c'est iso8859-1. Les noms de fichiers longs sont conservés sur le disque au format Unicode.
- tz=UTC
- Cette option désactive la conversion des horodatages entre le temps local (comme utilisé par Windows avec FAT) et le temps universel (que Linux utilise en interne). C'est particulièrement utile lors de montage de périphérique (comme des caméras) qui utilise le temps universel afin de s'astreindre des différents temps locaux.
- quiet
- Activer l'attribut de silence. Les tentatives de modification du propriétaire ou du mode d'accès aux fichiers ne renverront pas d'erreurs, bien qu'elles échouent. À utiliser avec précaution !
- showexec
- Si activée, les bits de permission d'exécution du fichier seront autorisés seulement si l'extension du nom de fichier est EXE, BAT ou COM. Désactivée par défaut.
- sys_immutable
- Si activée, l'attribut FAT ATTR_SYS est géré comme un attribut immutable sous Linux. Désactivée par défaut.
- flush
- Si activée, le système de fichiers essayera de vider vers le disque plus tôt que la normale. Désactivée par défaut.
- usefree
- Utilisez la valeur de « free clusters » disponible dans FSINFO. Elle sera utilisée pour déterminer le nombre de clusters libres sans analyser le disque. Elle n'est pas utilisée par défaut car les versions récentes de Windows ne la mettent pas à jour correctement dans certains cas. Si vous êtes sûr que la valeur de « free clusters » sur FSINFO est correcte, grâce à cette option vous pouvez éviter l'analyse du disque.
- dots, nodots, dotsOK=[yes|no]
-
Diverses tentatives risquées pour forcer un comportement Unix ou DOS dans un
système de fichiers FAT.
Options de montage pour hfs
- creator=cccc, type=cccc
- Positionner les valeurs « creator » et « type » telles que les montre le « Finder MacOS » lors de la création de nouveaux fichiers. Valeurs par défaut « ???? ».
- uid=n, gid=n
- Définir le propriétaire et le groupe de tous les fichiers. (Les valeurs par défaut sont l'UID et le GID du processus courant).
- dir_umask=n, file_umask=n, umask=n
- Établir l'umask utilisé pour tous les répertoires, tous les fichiers réguliers ou tous les fichiers et répertoires. La valeur par défaut est l'umask du processus courant.
- session=n
- Choisir la session CDROM à monter. La valeur par défaut est de laisser cette décision au lecteur CDROM. Cette option ne fonctionne que pour les CDROM.
- part=n
- Choisir la partition N°n du périphérique. Cela n'a de sens que pour les CDROM. Le comportement par défaut est de ne pas analyser la table des partitions.
- quiet
-
Ne pas râler dans le cas d'options de montage non valables.
Options de montage pour hpfs
- uid=valeur et gid=valeur
- Définir le propriétaire et le groupe de tous les fichiers (par défaut : l'uid et le gid du processus appelant).
- umask=valeur
- Définir l'umask (c'est à dire le masque de bits des permissions qui ne sont pas fournies). Par défaut il s'agit de l'umask du processus en cours. La valeur est donnée en octal.
- case={lower|asis}
- Convertir les noms de fichiers en minuscules (lower) ou les laisser tels quels (asis). Par défaut : case=lower.
- conv={binary|text|auto}
- Avec conv=text, supprimer une partie des retours chariots (en particulier tout ceux suivis par un saut de ligne) durant la lecture des fichiers. Avec conv=auto, choisir, plus ou moins aléatoirement, entre conv=binary et conv=text. Avec conv=binary, lire le contenu des fichiers sans les modifier (option par défaut).
- nocheck
-
Ne pas interrompre le montage si un test de cohérence échoue.
Options de montage pour iso9660
ISO 9660 est un standard décrivant la structure du système de fichiers pour les CDROM. (Ce type de système de fichiers apparaît aussi sur certains DVD ; voir également le système de fichiers udf).Les noms de fichiers iso9660 normaux se présentent dans le format 8.3 (limite de longueur des noms comme sous DOS). Tous les caractères sont en majuscule. De plus, rien n'est prévu pour stocker le propriétaire du fichier, le mode d'accès, le nombre de liens, les périphériques blocs/caractères, etc.
Rock Ridge est une extension du format iso9660 qui permet d'offrir ces fonctionnalités Unix. En gros, des données sont ajoutées pour chaque entrée de chaque répertoire afin de fournir les informations désirées. Lorsque Rock Ridge est utilisée, le système de fichiers est complètement semblable à un système de fichiers Unix normal (sauf qu'il est en lecture seule évidemment).
- norock
- Ne pas utiliser les extensions Rock Ridge, même si elles sont disponibles. Voir map.
- nojoliet
- Désactiver les extensions Microsoft Joliet même si elles sont disponibles. Voir map.
- check={r[elaxed]|s[trict]}
- Avec check=relaxed, les noms de fichier sont convertis en minuscules. Ceci n'a probablement d'intérêt qu'avec les options norock et map=normal. (Par défaut : check=strict.)
- uid=valeur et gid=valeur
- Définir le propriétaire et le groupe de tous les fichiers en écrasant éventuellement les informations trouvées dans les extensions Rock Ridge (par défaut : uid=0,gid=0).
- map={n[ormal]|o[ff]|a[corn]}
- Pour les volumes sans extension Rock Ridge, la conversion des noms de fichiers change les majuscules en minuscules, supprime l'éventuel « ;1 » final, et transforme « ; » en « . ». Avec map=off il n'y a pas de conversion. Voir norock. (Par défaut : map=normal). map=acorn est comme map=normal mais applique aussi les extensions Acorn si elles sont présentes.
- mode=valeur
- Pour les volumes non-Rock Ridge, donner le mode indiqué à tous les fichiers (par défaut : lecture autorisée pour tous). Depuis Linux 2.1.37 on n'a plus besoin d'indiquer le mode en décimal (l'octal est indiqué par un 0 en tête).
- unhide
- Montrer également les fichiers cachés, et les fichiers d'extension. (Si les fichiers ordinaires et les fichiers d'extensions ou cachés ont les mêmes noms, cela peut rendent inaccessible les fichiers ordinaires.)
- block={512|1024|2048}
- Définir la taille de bloc (par défaut : block=1024).
- conv={a[uto]|b[inary]|m[text]|t[ext]}
- (par défaut : conv=binary). Depuis Linux 1.3.54 cette option n'a plus d'effet. (Les conversions autres que binaires étaient dangereuses, avec un risque important de corruption de données).
- cruft
- Si l'octet de poids fort de la longueur d'un fichier contient n'importe quoi, utilisez cette option pour indiquer à mount d'ignorer ces octets dans toutes les longueurs de fichiers. Ceci entraîne que la longueur maximale d'un fichier sera de 16 Mo.
- session=x
- Indique le numéro de session sur un CD multisessions (Depuis 2.3.4).
- sbsector=xxx
- La session commence au secteur xxx. (Depuis 2.3.4).
Les options suivantes sont les mêmes que pour vfat et les spécifier n'a de sens que dans le cas de disques utilisant les extensions Joliet de Microsoft.
- iocharset=valeur
- Jeu de caractères à utiliser pour la conversion des caractères Unicode 16 bits du CD en des caractères 8 bits. Le jeu par défaut est iso8859-1.
- utf8
-
Convertir les caractères Unicode 16 bits du CD en UTF-8.
Options de montage pour jfs
- iocharset=nom
- Jeu de caractères à utiliser pour la conversion de l'Unicode en ASCII. Le comportement par défaut est de ne pas faire de conversion. Utiliser iocharset=utf8 pour les traductions UTF8. Cela nécessite que CONFIG_NLS_UTF8 soit positionné dans le fichier .config du noyau.
- resize=valeur
- Redimensionner le volume à valeur blocs. JFS ne prend en charge que l'agrandissement d'un volume, pas sa réduction. Cette option n'est valable que lors d'un remontage, lorsque le volume est monté en lecture/écriture. Le mot-clé resize sans valeur associée fera que le volume sera agrandi à toute la taille de la partition.
- nointegrity
- Ne pas écrire dans le journal. La première utilisation de cette option est de permettre une meilleure performance lors de la restauration d'un volume à partir d'un medium de sauvegarde. L'intégrité du volume n'est pas garantie si le système est arrêté de manière anormale.
- integrity
- C'est le comportement par défaut. Soumettre les modifications des meta-données dans le journal. Utilisez cette option pour remonter un volume lorsque l'option nointegrity a été précédemment utilisée afin de retrouver un comportement normal.
- errors={continue|remount-ro|panic}
- Définir le comportement lorsqu'une erreur survient. (Soit ignorer les erreurs et simplement marquer le système de fichiers comme erroné et continuer, soit remonter le système de fichiers en lecture seule, soit déclencher une panique du noyau et arrêter le système).
- noquota|quota|usrquota|grpquota
-
Ces options sont acceptées mais ignorées.
Options de montage pour minix
Aucune.Options de montage pour msdos
Voyez les options de montage pour fat. Si le système de fichiers msdos détecte des incohérences, une erreur sera indiquée, et le système de fichiers passera en lecture seule. On peut réactiver l'écriture en remontant le système de fichiers.Options de montage pour ncpfs
Tout comme nfs, l'implémentation ncpfs nécessite un paramètre binaire (une structure ncp_mount_data) lors de l'appel système. Cet argument est construit par ncpmount(8) et la version actuelle de mount (2.12) ne connaît rien en ce qui concerne ncpfs.Options de montage pour nfs et nfs4
Voir la section des options de la page de manuel nfs(5) (le paquet nfs-common doit être installé).L'implémentation nfs et nfs4 nécessite un paramètre binaire (une structure nfs_mount_data) lors de l'appel système. Cet argument est construit par mount.nfs(8) et la version actuelle de mount (2.13) ne connaît rien en ce qui concerne nfs et nfs4.
Options de montage pour ntfs
- iocharset=nom
- Jeu de caractère à utiliser pour renvoyer les noms de fichiers. Contrairement à VFAT, NTFS supprime les noms qui contiennent des caractères non convertibles. Obsolète.
- nls=nom
- Nouveau nom pour l'option précédemment nommée iocharset.
- utf8
- Utiliser UTF-8 pour convertir les noms de fichiers.
- uni_xlate={0|1|2}
- Si 0 (ou « no » ou « false »), ne pas utiliser de séquences d'échappements pour les caractères Unicode inconnus. Si 1 (ou « yes », ou « true ») ou 2, utiliser les séquences d'échappement sur quatre octets de style vfat en commençant par « : ». Avec 2, on a un codage petit boutiste (« little-endian ») et avec 1 un codage grand boutiste (« big-endian »).
- posix=[0|1]
- Si actif (posix=1), le système de fichiers distingue les majuscules des minuscules. Les noms d'alias 8.3 sont présentés sous forme de liens physiques plutôt qu'être supprimés. Cette option est obsolète.
- uid=valeur, gid=valeur et umask=valeur
-
Définir les permissions des fichiers sur le système de fichiers. La valeur
d'umask est fournie en octal. Par défaut les fichiers appartiennent à root
et ne sont lisibles par personne d'autre.
Options de montage pour proc
- uid=valeur et gid=valeur
-
Ces options sont reconnues, mais n'ont pas d'effet semble-t-il.
Options de montage pour ramfs
Ramfs est un système de fichiers en mémoire. Montez-le et il existe. Démontez-le et il disparaît. Présent depuis Linux 2.3.99pre4. Il n'y a pas d'option de montage.Options de montage pour reiserfs
Reseirfs est un système de fichiers journalisé.- conv
- Indique à la version 3.6 de reiserfs de monter un système de fichiers de la version 3.5, et d'utiliser le format 3.6 pour les nouveaux objets. Ce système de fichiers ne sera plus compatible avec les outils reiserfs 3.5.
- hash={rupasov|tea|r5|detect}
-
Choisir la fonction de hachage pour retrouver les fichiers dans les
répertoires.
-
- rupasov
- Une fonction inventée par Yuri Yu. Rupasov. Rapide et préserve la localité : les noms de fichiers proches lexicographiquement ont des valeurs de hachage proches. Ne devrait pas être utilisée à cause des probabilités élevées de collisions dans la table de hachage.
- tea
- Une fonction Davis-Meyer implémentée par Jeremy Fitzhardinge. Elle utilise des permutations de bits dans les noms. Elle obtient une grande dispersion et donc de faibles probabilités de collision, au prix d'un certain coût processeur. Elle peut être utilisée si des erreurs EHASHCOLLISION se produisent avec r5.
- r5
- Une version modifiée de la fonction hachage de rupasov. Elle est utilisée par défaut, et semble le meilleur choix sauf si le système de fichiers a d'énormes répertoires et des motifs de noms de fichiers non habituels.
- detect
- Demande à mount de rechercher la fonction de hachage à utiliser en examinant le système de fichiers à monter, et d'écrire cette information dans le superbloc reiserfs. Ceci ne sert qu'au premier montage d'un système de fichiers d'un ancien format.
-
- hashed_relocation
- Ajuste l'allocation de blocs. Peut améliorer les performances dans certaines situations.
- no_unhashed_relocation
- Ajuste l'allocation de blocs. Peut améliorer les performances dans certaines situations.
- noborder
- Désactive l'algorithme d'allocation « border » de Yury Yu. Rupasov. Peut améliorer les performances dans certaines situations.
- nolog
- Désactive la journalisation. Améliore légèrement les performances dans certains cas en perdant la possibilité de récupération rapide après un crash. Même avec cette option, reiserfs effectue encore toutes les opérations de journalisation sauf l'écriture effective dans la zone journal. L'implémentation de nolog est en cours.
- notail
- Par défaut, reiserfs stocke les petits fichiers et les queues de fichiers (« files tails ») directement dans son arborescence. Ceci perturbe certains utilitaires comme lilo(8). Cette option désactive le groupement de fichiers dans l'arborescence.
- replayonly
- Rejouer les transactions du journal, sans monter le système de fichiers. Principalement utilisé par reiserfsck.
- resize=nombre
- Option de remontage permettant l'extension, en cours d'utilisation, d'une partition reiserfs. Demande à reiserfs de supposer que le périphérique à le nombre indiqué de blocs. À utiliser avec des périphériques gérés sous système Logical Volume Management (LVM). Il y a un utilitaire spécial resizer que l'on trouve sur ftp://ftp.namesys.com/pub/reiserfsprogs.
- user_xattr
- Activer les attributs étendus. Consultez la page de manuel attr(5).
- acl
- Activer les listes de contrôle d'accès (ACL). Consultez la page de manuel acl(5).
- barrier=none / barrier=flush
-
Cela active ou désactive l'utilisation des barrières d'écriture dans le code
de journalisation. barrier=none pour les désactiver, barrier=flush pour les
activer. Les barrières d'écriture renforcent l'ordre des inscriptions au
journal propre au disque, permettant d'utiliser en sécurité les caches
d'écriture volatiles du disque, contre quelques pertes en performance. Le
système de fichiers reiserfs n'active pas les barrières d'écriture par
défaut. Assurez-vous d'activer les barrières sauf si les disques sont
alimentés sans interruption d'une façon ou d'une autre. Dans le cas
contraire, le système de fichiers risque d'être corrompu en cas de coupure
de courant.
Options de montage pour romfs
Aucune.Options de montage pour squashfs
Aucune.Options de montage pour smbfs
Tout comme nfs, l'implémentation smbfs nécessite un paramètre binaire (une structure smb_mount_data) lors de l'appel système mount. Ce paramètre est construit par smbmount(8) et la version actuelle de mount (2.12) ne connaît rien en ce qui concerne smbfs.Options de montage pour sysv
Aucune.Options de montage pour tmpfs
- size=nombre_octets
- Surcharge la taille maximum par défaut du système de fichiers. La taille est en octets, arrondi par excès à un nombre entier de pages. La valeur par défaut est la moitié de la mémoire. Le paramètre de taille accepte % comme suffixe pour limiter la taille de l'instance de tmpfs à un pourcentage de la mémoire physique : la valeur par défaut, quand aucune taille ou nombre de blocs est spécifié, est de 50 %.
- nr_blocks=
- Définie la taille en blocs de taille PAGE_CACHE_SIZE.
- nr_inodes=
- Nombre maximum d'inœuds de cette instance. La valeur par défaut est la moitié du nombre de pages de la mémoire RAM physique ou (sur les machines à grande capacité de mémoire) le nombre de pages de la mémoire RAM lowmem qui est toujours plut petite.
Les options de taille de montage de tmpfs ( size, nr_blocks, et nr_inodes) acceptent les suffixes k, m ou g pour Ki, Mi, Gi (kilo, méga et giga binaires) et peuvent être changées au remontage.
- mode=
- Définir les permissions initiales pour le répertoire racine.
- uid=
- L'identifiant utilisateur.
- gid=
- L'identifiant de groupe.
- mpol=[default|prefer:Node|bind:NodeList|interleave|interleave:NodeList]
-
Définir la politique d'allocation mémoire NUMA pour tous les fichiers dans
cette instance (si CONFIG_NUMA est activée dans le noyau) qui peut être
ajustée à la volé avec « mount -o remount ... ».
-
- default
- préférer allouer la mémoire depuis le nœud local
- prefer:Node
- préférer allouer la mémoire depuis le nœud donné
- bind:NodeList
- allouer la mémoire seulement depuis les nœuds dans Nodelist
- interleave
- préférer allouer depuis chaque nœud chacun leur tour
- interleave:NodeList
- allouer depuis chaque nœud de Nodelist chacun leur tour
La Nodelist est une liste de nombres décimales et intervalles séparés par une virgule ; un intervalle est défini par deux nombres décimales (le plus petit et le plus grand de l'intervalle) séparés par un tiret, par exemple, mpol=bind:0-3,5,7,9-15.
Veuillez noter qu'essayer de monter un système de fichiers temporaire avec l'option mpol échouera si le noyau en cours d'exécution ne prend pas en charge NUMA ; cette action échouera également si sa nodelist indique un nœud qui n'est pas connecté. Si votre système utilise un système de fichiers temporaire devant être monté, mais s'exécute de temps en temps sur un noyau compilé sans la capacité NUMA (peut-être un noyau de récupération), ou avec moins de nœuds connectés, alors il est conseillé d'omettre l'option mpol des options automatiques de montage. Elle peut être ajoutée plus tard, une fois que le tmpfs est déjà monté sur le point de montage (MountPoint), par la commande « mount -o remount,mpol=Policy:NodeList MountPoint ».
-
Options de montage pour ubifs
UBIFS est un système de fichiers pour mémoire flash qui fonctionne au dessus des volumes UBI. Remarquez qu'atime n'est pas pris en charge et donc toujours désactivé.- Le nom de périphérique peut être indiqué comme
-
-
ubiX_Y numéro de périphérique UBI X, numéro de volume Y
- ubiY
- numéro de périphérique UBI 0, numéro de volume Y
- ubiX:NOM
- numéro de périphérique UBI X, nom de volume NOM
- ubi:NOM
- numéro de périphérique UBI 0, nom de volume NOM
-
ubiX_Y numéro de périphérique UBI X, numéro de volume Y
- Les options de montages suivantes sont disponibles :
- bulk_read
- Activer la lecture en masse. La lecture en avance (« readahead ») est désactivée car elle ralentit le système de fichier. La lecture en masse est une optimisation interne. Certaines mémoires flash peuvent être plus rapides en lecture si les données sont lues en une fois, plutôt que lors de requêtes successives. Par exemple, OneNAND permet la lecture en charge (« read-while-load ») si plus d'une page NAND est lue.
- no_bulk_read
- Pas de lecture en masse. C'est le comportement par défaut.
- chk_data_crc
- Vérifier les sommes de contrôle CRC-32 des données. C'est le comportement par défaut.
- no_chk_data_crc.
- Ne pas vérifier les sommes de contrôle CRC-32 des données. Avec cette option, le système de fichiers ne vérifie pas de somme de contrôle pour les données, mais il la vérifie pour les renseignements d'indexation internes. Cette option ne concerne que la lecture, pas l'écriture. CRC-32 est toujours calculé lors de l'écriture de données.
- compr={none|lzo|zlib}
-
Sélectionner le type de compression à utiliser lorsque les nouveaux fichiers
sont écrits. La lecture de fichiers compressés est toujours possible lors
d'un montage avec l'option none.
Options de montage pour udf
udf est l'« Universal Disk Format » défini par l'Optical Storage Technology Association, et est souvent utilisé pour les DVD-ROM. Voir aussi iso9660.- gid=
- Définir le groupe par défaut.
- umask=
- Définir l'umask par défaut. La valeur est donnée en octal.
- uid=
- Définir l'utilisateur par défaut.
- unhide
- Montrer les fichiers normalement cachés.
- undelete
- Montrer les fichiers effacés.
- nostrict
- Ne pas utiliser une conformité stricte.
- iocharset
- Définir le jeu de caractères NLS.
- bs=
- Définir la taille de bloc (peut échouer si différent de 2048).
- novrs
- Éviter la reconnaissance de séquence de volumes.
- session=
- Définir la session de CDROM, numérotée à partir de 0. Par défaut : dernière session.
- anchor=
- Surcharger l'emplacement des ancres standard. Par défaut : 256.
- volume=
- Surcharger la position du VolumeDesc (inutilisé).
- partition=
- Surcharger la position du PartitionDesc (inutilisé).
- lastblock=
- Définir le dernier bloc du système de fichiers.
- fileset=
- Surcharger l'emplacement du bloc fileset (inutilisé).
- rootdir=
-
Surcharger l'emplacement du répertoire racine (inutilisé).
Options de montage pour ufs
- ufstype=valeur
-
UFS est un système de fichiers largement utilisé sur différents systèmes
d'exploitation. Malgré tout il y a des différences suivant les
implémentations. Certaines fonctionnalités de certaines implémentation sont
mal documentées, et il est donc difficile de reconnaître automatiquement le
type d'ufs. C'est pourquoi l'utilisateur doit spécifier le type d'ufs au
montage. Les valeurs possibles sont :
-
- old
- Ancien format d'ufs, utilisé par défaut, en lecture seule. (Ne pas oublier l'option -r).
- 44bsd
- Pour les systèmes de fichiers créés sous un BSD (NetBSD, FreeBSD, OpenBSD).
- sun
- Pour les systèmes de fichiers créés par SunOS ou Solaris sur Sparc.
- sunx86
- Pour les systèmes de fichiers créés par Solaris sur x86.
- hp
- Pour les systèmes de fichiers créés par HP-UX, lecture seule.
- nextstep
- Pour les systèmes de fichiers créés par NeXTStep (station NeXT) (lecture seule actuellement).
- nextstep-cd
- Pour les CDROM NeXTStep (block_size == 2048) (lecture seule).
- openstep
- Pour les systèmes de fichiers créés par OpenStep (lecture seule actuellement). Le même système de fichiers est aussi utilisé par Mac OS X.
-
- onerror=valeur
-
Définir le comportement en cas d'erreur :
-
- panic
- Déclencher une panique du noyau en cas d'erreur.
- [lock|umount|repair]
- Ces options ne font rien pour le moment ; seul un message est affiché sur la console en cas d'erreur.
-
Options de montage pour umsdos
Voir les options de montage pour msdos. L'option dotsOK est explicitement supprimée par umsdos.Options de montage pour vfat
Tout d'abord les options de montage pour fat sont reconnues. L'option dotsOK est explicitement supprimée par vfat. De plus, il existe :- uni_xlate
- Conversion des caractères Unicode non gérés en séquences d'échappement spéciales. Ceci permet de sauver et de restaurer des fichiers dont le nom contient n'importe quel caractère Unicode. Sans cette option, un '?' est utilisé à la place des caractères dont la conversion est impossible. Le caractère d'échappement est « : » puisqu'il est de toute manière illégal dans les noms de fichiers vfat. La séquence d'échappement utilisée pour remplacer le caractère unicode u est : « : », (u & 0x3f), ((u>>6) & 0x3f), (u>>12).
- posix
- Autoriser l'existence de deux fichiers dont les noms ne diffèrent que par une distinction majuscule/minuscule. Cette option est obsolète.
- nonumtail
- Essayer d'abord de créer un nom court sans numéro de séquence avant d'essayer nom~num.ext.
- utf8
- UTF8 est l'encodage sûr 8-bits de l'Unicode du système de fichiers utilisé par la console. Il peut être activé pour le système de fichiers avec cette option ou désactivé avec utf8=0, utf8=no ou utf8=false. Si « uni_xlate » est activé, UTF8 est désactivé.
- shortname={lower|win95|winnt|mixed}
-
Définit le comportement pour la création et l'affichage des noms de fichiers qui tiennent dans 8.3 caractères. On préférera toujours l'affichage du nom long d'un fichier s'il existe . Il y a quatre modes :
-
- lower
- Affiche le nom court en minuscules ; enregistre un nom long quand le nom court n'est pas entièrement en majuscules. C'est le mode par défaut.
- win95
- Afficher le nom court en majuscules ; enregistrer un nom long quand le nom court n'est pas entièrement en majuscules.
- winnt
- Afficher le nom court tel quel ; enregistrer un nom long quand le nom court n'est pas entièrement en majuscules ou entièrement en minuscules.
- mixed
- Afficher le nom court tel quel ; enregistrer un nom long quand le nom court n'est pas entièrement en majuscules.
-
Options de montage pour usbfs
- devuid=uid, devgid=gid et devmode=mode.
- Définir le propriétaire, le groupe et le mode des fichiers périphérique dans le système de fichiers usbfs (valeurs par défaut : uid=gid=0, mode=0644). Le mode est fourni en octal.
- busuid=uid, busgid=gid et busmode=mode.
- Définir le propriétaire, le groupe et le mode des répertoires des bus dans le système de fichiers usbfs (valeurs par défaut : uid=gid=0, mode=0555). Le mode est fourni en octal.
- listuid=uid, listgid=gid et listmode=mode.
-
Configurer le propriétaire, le groupe et le mode du fichier devices
(valeurs par défaut : uid=gid=0, mode=0444). Le mode est fourni en octal.
Options de montage pour xenix
Aucune.Options de montage pour xfs
- allocsize=taille
- Définir la taille de la pré-allocation des tampons d'entrées sorties de fin de fichiers lors d'une écriture retardée (par défaut, 64 Kio). Les valeurs possibles sont les tailles des pages de 4 Kio à 1 Gio avec des incréments en puissance de 2.
- attr2|noattr2
- Ces options activent ou désactivent (par défaut, l'option est activée) une « amélioration opportuniste » sur la façon dont sont sauvegardés sur le disque les attributs étendus. Lorsque que la nouvelle forme est utilisée pour la première fois (en définissant ou en supprimant les attributs étendus), le champ de bits de configuration de cette option dans les superblocs du disque seront mis à jour pour refléter l'utilisation ou non de cette option.
- barrier
- Activer l'utilisation des barrières d'écriture des couches de blocs pour les écritures dans le journal et la conversion des extensions non écrites. Cela permet d'activer le cache d'écriture au niveau driver pour les périphériques qui prennent en charge les barrières d'écriture.
- dmapi
- Activer les événements DMAPI (Data Management API). À utiliser avec l'option mtpt.
- grpid|bsdgroups et nogrpid|sysvgroups
- Ces options définissent le GID que reçoit un nouveau fichier créé. Quand grpid est positionné, le fichier reçoit le GID du répertoire dans lequel il est créé. Sinon (par défaut), il prend le fsgid du processus appelant, à moins que le répertoire ait son bit Set-GID positionné, auquel cas il reçoit le GID du répertoire parent, et s'il s'agit d'un nouveau répertoire, voit son bit Set-GID positionné.
- ihashsize=valeur
- Définir le nombre d'ensembles de tables de hachage disponibles pour la correspondance des inœuds en mémoire du point de montage spécifié. Si une valeur nulle est utilisée, la valeur sélectionnée par l'algorithme par défaut est affichée dans /proc/mounts
- ikeep|noikeep
- Lorsque des ensembles d'inœuds (« cluster ») se retrouvent sans inœuds, les conserver sur le disque (ikeep) ; c'est le comportement traditionnel d'XFS et reste le comportement par défaut actuellement. Avec l'option noikeep, les ensembles d'inœuds sont rajoutés à l'ensemble de l'espace disponible.
- inode64
- Indiquer que XFS est autorisé à créer des inœuds dans tout le système de fichiers, incluant les numéros d'inœuds utilisant plus de 32 bits. Ceci est proposé pour compatibilité ascendante mais provoque des problèmes pour les applications de sauvegarde qui ne gèrent pas les grands numéros d'inœuds.
- largeio|nolargeio
- Si nolargeio est spécifiée, l'E/S optimale renvoyée dans st_blksize par stat(2) sera aussi petite que possible afin d'éviter que les applications utilisateur effectuent des E/S d'écritures, de lectures ou de modifications inutiles. Si largio est spécifiée, un système de fichiers dont l'option swidth est spécifiée renverra la valeur de swidth (en octets) dans st_blksize. Si l'option swidth n'est pas spécifiée et si l'option allocsize l'est pour un système de fichiers, alors la valeur de allocsize (en octets) est renvoyée à la place. Si aucune de ces deux options n'est spécifiée, alors le système de fichiers se comportera comme si l'option nolargio était spécifiée.
- logbufs=valeur
- Définir le nombre de tampons journaux en mémoire. Les nombres valables vont de 2 à 8 inclus. La valeur par défaut est de 8 tampons pour les systèmes de fichiers avec une taille de bloc de 64 Kio, 4 tampons pour les systèmes de fichiers avec une taille de bloc de 32 Kio, 3 tampons pour les systèmes de fichiers avec une taille de bloc de 16 Kio, et 2 tampons pour les autres configurations. Augmentez le nombre de tampons pour améliorer les performances en charge, au prix de la mémoire utilisée pour les tampons journaux et leur structures de contrôle associées.
- logbsize=valeur
- Définir la taille des tampons journaux en mémoire. Les tailles peuvent être indiquées en octets ou en kilo-octets avec le suffixe « k ». Les tailles valables pour les journaux de version 1 et 2 sont 16384 (16k) et 32768 (32k). Les tailles 65536 (64k), 131072 (128k) et 262144 (256k) sont également valables pour les journaux de version 2. Les valeurs par défaut sont 32768 pour les machines avec plus de 32 Mio de mémoire et 16384 pour les autres.
- logdev=périph et rtdev=périph
- Utiliser une journalisation (des méta-données) externe ou un périphérique temps réel. Un système de fichiers XFS a trois composantes : une section de données, une section de journaux et une section temps-réel. La section temps-réel est facultative et la section de journalisation peut être séparée des données ou incluse dedans. Se reporter à xfs(5).
- mtpt=point_montage
- À utiliser avec l'option dmapi. La valeur spécifiée ici sera incluse dans l'événement de montage DMAPI et devra être le chemin du point de montage actuellement utilisé.
- noalign
- Les allocations de données ne seront pas alignées sur des frontières de bandes.
- noatime
- L'horodatage d'accès n'est pas mis à jour quand un fichier est lu.
- norecovery
- Le système de fichiers sera monté sans lancer la récupération du journal. Si le système de fichiers n'a pas été démonté proprement, il peut être incohérent quand on le monte en mode norecovery. Certains fichiers ou répertoires ne seront peut-être pas accessibles. Les systèmes de fichiers montés en mode norecovery doivent être en lecture seule, sinon le montage échouera.
- nouuid
- Ne pas vérifier les systèmes de fichiers doublement montés utilisant l'uuid du système de fichiers. Ceci est utile pour monter des volumes LVM.
- osyncisosync
- Véritablement implémenter les écriture avec O_SYNC. Sans cette option, XFS sous Linux se comporte comme si l'option osyncisdsync était utilisée, ce qui fait que les écritures dans des fichiers ouverts avec l'attribut O_SYNC se comporteront comme si l'attribut O_DSYNC était utilisé à la place. Ceci améliore les performances sans compromettre la sécurité des données. Toutefois, si cette option est active, les horodatages des écriture O_SYNC seront perdus en cas de crash système. Si la mise à jour des horadatages est critique, utilisez l'option osyncisosync.
- uquota|usrquota|uqnoenforce|quota
- Activer les quota utilisateur et imposer (facultativement) les limites. Consultez xfs_quota(8) pour plus de détails.
- gquota|grpquota|gqnoenforce
- Activer les quota de groupes et imposer (facultativement) les limites. Consultez xfs_quota(8) pour plus de détails.
- pquota|prjquota|pqnoenforce
- Activer les quota de groupes et imposer (facultativement) les limites. Consultez xfs_quota(8) pour plus de détails.
- sunit=valeur et swidth=valeur
- Précise l'unité et la largeur de la bande pour un périphérique RAID ou un volume stripe. La valeur est indiquée en blocs de 512 octets. Si cette option n'est pas indiquée et si le système de fichiers appartient à un volume stripe, ou si la largeur ou l'unité de bande RAID ont été indiquées à mkfs, alors l'appel système mount restituera les valeurs depuis le superbloc. Pour les systèmes de fichiers construits directement sur un périphérique RAID, ces options peuvent servir à surcharger les informations dans le superbloc, si la structure du disque sous-jacent change après la création du système de fichiers. L'option swidth est nécessaire si l'option sunit a été indiquée et doit être un multiple de la valeur de sunit.
- swalloc
-
Les allocations de données seront ajustées à la taille de la bande atteinte
quand la fin du fichier est en cours d'allongement et que la taille du
fichier est supérieure à la taille de la bande.
Options de montage pour xiafs
Aucune. xiafs n'est pas mauvais en soi, mais il n'est plus très répandu et n'est pas maintenu. Il vaut mieux éviter de l'utiliser. Depuis Linux 2.1.21, xiafs n'est plus intégré dans les sources du noyau.LE PÉRIPHÉRIQUE LOOP
Il est possible de faire un montage au travers du périphérique loop (boucle). Par exemple, la commande :
mount /tmp/fdimage /mnt -t vfat -o loop=/dev/loop3
va faire correspondre le périphérique boucle /dev/loop3 au fichier /tmp/fdimage, puis monter ce périphérique sur /mnt.
Ce type de montage dispose de quatre options, nommées loop, offset, sizelimit et encryption, qui sont en réalité des options pour losetup(8). Si le montage nécessite une phrase secrète, une invite de saisie sera affichée à moins que vous ayez spécifié un descripteur de fichier pour la lire avec l'option --pass-fd. (Ces options peuvent être utilisées en plus de celles qui sont spécifiques au type du système de fichiers).
Si aucun périphérique de boucle n'est explicitement mentionnée (mais qu'une option est simplement « -o loop » est donnée), alors mount essayera de trouver des périphériques de boucle non utilisés et les utilisera.
Depuis Linux 2.6.25, l'autodestruction des périphériques de boucle est gérée. Ainsi tout périphérique de boucle alloué par mount sera libéré par umount indépendamment sur /etc/mtab.
Vous pouvez aussi libérer un périphérique de boucle manuellement avec « losetup -d' or `umount -d ».
CODES DE RETOUR
mount peut renvoyer les codes de retour suivants (les bits peuvent être associés par un OU binaire) :- 0
- Succès.
- 1
- Invocation ou permissions incorrectes.
- 2
- Erreur système (plus de mémoire, échec de fork(), plus de périphérique loop disponible).
- 4
- Bogue interne à mount.
- 8
- Interruption par l'utilisateur.
- 16
- Problème d'écriture ou de verrouillage de /etc/mtab.
- 32
- Échec de montage.
- 64
-
Succès de certains montages.
NOTES
La syntaxe des programmes de montage externes est :
- /sbin/mount.<suffixe> spec rép [-sfnv] [-o options]
Où <suffixe> est le type de système de fichiers et les options -sfnvo ont la même signification qu'avec la commande mount standard.
FICHIERS
- /etc/fstab
- Table des systèmes de fichiers.
- /etc/mtab
- Table des systèmes de fichiers montés.
- /etc/mtab~
- Fichier de verrouillage.
- /etc/mtab.tmp
- Fichier temporaire.
- /etc/filesystems
-
Liste de systèmes de fichiers à essayer.
VOIR AUSSI
mount(2), umount(2), fstab(5), umount(8), swapon(8), nfs(5), xfs(5), e2label(8), xfs_admin(8), mountd(8), nfsd(8), mke2fs(8), tune2fs(8), losetup(8)BOGUES
Un système de fichiers corrompu peut déclencher un crash système.Sous Linux, certains systèmes de fichiers ne gèrent pas -o sync et -o dirsync (les systèmes de fichiers ext2, ext3, fat et vfat gèrent les mises à jour synchrones (à la manière BSD) lorsqu'ils sont montés avec l'option sync).
L'option -o remount peut s'avérer incapable de modifier les paramètres de montage (tous ceux de ext2fs, sauf sb, sont modifiables lors d'un remontage, mais vous ne pouvez pas modifier le gid ou l'umask pour un système de fichiers fatfs).
Le montage par étiquette (Ndt : label) ou UUID ne fonctionnera que si vos périphériques ont les noms dans /proc/partitions. En particulier, cela peut échouer si le noyau a été compilé avec la gestion de devfs mais que devfs n'est pas monté.
Il est possible que les fichiers /etc/mtab et /proc/mounts ne correspondent pas. Le premier est seulement basé sur les options de la commande mount mais le second tient compte de la configuration du noyau et d'autres paramètres (par exemple, un serveur NFS distant. Dans des cas particuliers, la commande mount peut renvoyer des informations incorrectes à propos des points de montage NFS et en général /proc/mounts contient des informations plus sûres).
Vérifier les fichiers d'un système de fichiers NFS avec des descripteurs de fichiers (les fonctions de la famille fcntl et ioctl) peut renvoyer de mauvais résultats à cause de la faible vérification des événements dans le noyau si l'option noac est utilisée.
HISTORIQUE
Une commande mount existait dans UNIX AT&T Version 5.DISPONIBILITÉ
La commande mount fait partie du paquet util-linux-ng, elle est disponible sur <URL:ftp://ftp.kernel.org/pub/linux/utils/util-linux-ng/>.TRADUCTION
Cette page de manuel a été traduite par Christophe Blaess en 1997. La version présente dans Debian est maintenue par les membres de la liste <debian-l10n-french AT lists DOT debian DOT org>. Veuillez signaler toute erreur de traduction par un rapport de bogue sur le paquet manpages-fr-extra.
Index
- NOM
- SYNOPSIS
- DESCRIPTION
- OPTIONS EN LIGNE DE COMMANDE
- OPTIONS DE MONTAGE INDÉPENDANTE
- OPTIONS DE MONTAGE SPÉCIFIQUES
- Options de montage pour adfs
- Options de montage pour affs
- Options de montage pour cifs
- Options de montage pour coherent
- Options de montage pour debugfs
- Options de montage pour devpts
- Options de montage pour ext
- Options de montage pour ext2
- Options de montage pour ext3
- Options de montage pour ext4
- Options de montage pour fat
- Options de montage pour hfs
- Options de montage pour hpfs
- Options de montage pour iso9660
- Options de montage pour jfs
- Options de montage pour minix
- Options de montage pour msdos
- Options de montage pour ncpfs
- Options de montage pour nfs et nfs4
- Options de montage pour ntfs
- Options de montage pour proc
- Options de montage pour ramfs
- Options de montage pour reiserfs
- Options de montage pour romfs
- Options de montage pour squashfs
- Options de montage pour smbfs
- Options de montage pour sysv
- Options de montage pour tmpfs
- Options de montage pour ubifs
- Options de montage pour udf
- Options de montage pour ufs
- Options de montage pour umsdos
- Options de montage pour vfat
- Options de montage pour usbfs
- Options de montage pour xenix
- Options de montage pour xfs
- Options de montage pour xiafs
- LE PÉRIPHÉRIQUE LOOP
- CODES DE RETOUR
- NOTES
- FICHIERS
- VOIR AUSSI
- BOGUES
- HISTORIQUE
- DISPONIBILITÉ
- TRADUCTION
Apprendre sans réfléchir est vain.
Réfléchir sans apprendre est dangereux.
Saut de ligne
Saut de ligne
Saut de ligne
Saut de ligne
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