Date de publication: le samedi 28 janvier 2012 à 15h39
Dernière modification: par Pascal BOYER le mercredi 1 février 2012 à 20h20
Table des matières
Toute destinée, si longue et si compliquée soit-elle, compte en réalité un seul moment : celui où l'homme sait une fois pour toutes qui il est.
L’Europe traverse une crise économique et systémique extrêmement grave. Qui peut encore l'ignorer ?
Les dirigeants des pays de la zone euro, incapables de comprendre précisément les mécanismes à l'origine de la situation dramatique actuelle et donc complètement dépassés par l'ampleur des événements auxquels nous devons tous faire face, nous promettent tout de même, semaine après semaine, des mesures censées apporter des solutions aux problèmes qui se posent.
Je suis de ceux qui pensent qu'aucune véritable solution ne sera apportée par les gouvernements en mesure d'accéder aujourd'hui démocratiquement au pouvoir. Seule la vraie gauche , c'est à dire celle située à gauche du PS, propose des changements, des transformations à même de mettre sur les rails des mesures capables d'apporter sur le long terme des réponses aux défis sociaux, économiques, démocratiques, environnementaux à relever. Mais l'objet de mon propos n'est pas ici de débattre de qui et comment il sera possible de sortir de notre crise, car il faut l'admettre une fois encore, leur crise est malheureusement devenue la notre. Cela s'appelle mutualiser une crise... Et de toutes les manières, le temps, court à n'en pas douter, nous mettra devant le fait accompli de l'incapacité des politiques à vouloir imaginer le plus petit début de commencement de solutions qui puissent nous exonérer des charges de leur dette. Le débat droite/gauche (ici gauche = PS) s'en trouve donc tout à fait stérile, déplacé et hors de propos.
Et pour cause, comme chacun peut d'ors et déjà l'entendre ou le lire dans tous les médias d'information, partout, en Grèce, en Irlande, au Portugal, en Espagne, en France, etc. sont préconisées, quand elles ne sont pas déjà à l’œuvre, les seules et sempiternelles solutions possibles nous disent-ils:
- de la rigueur, de la rigueur, de la rigueur, de la rigueur, de la rigueur, de la rigueur, de la rigueur, de la rigueur,
- de la flexibilité, de la flexibilité, de la flexibilité, de la flexibilité, de la flexibilité, de la flexibilité, de la flexibilité,
- de la dérégulation, de la dérégulation, de la dérégulation, de la dérégulation, de la dérégulation, de la dérégulation,
- de la privatisation, de la privatisation, de la privatisation, de la privatisation, de la privatisation, de la privatisation,
Toutes solutions qui sont la cause, l'origine, la matrice, l'essence des problèmes auxquels nous sommes priés de croire qu'elles sont le remède et auxquels sont aujourd'hui confrontés le système capitaliste et les peuples qu'il régit.
24-01-2012: Les conséquences sociales de l'austérité imposée aux Grecs (Antoine Mercier - France Culture - 12h30)
01-02-2012: Quand le FMI reconnaît ses erreurs, le train des réformes doit accélérer ! (France Culture - 18h00)
En créant cette nouvelle rubrique, mon objectif est de rassembler des articles de la presse internationale relatant les conséquences économiques et sociales que connaissent les Grecs comme corollaires des politiques d'austérité imposées par le trio infernal Commission Européenne, Banque Centrale Européenne et FMI. Car voyez-vous, lorsque le peuple se meurt, les grands de ce monde ne dépêchent jamais la moindre instance nationale ou internationale élue au suffrage universel à son chevet. Seuls les vautours de la finance sont autorisés à se pencher sur le macabre spectacle d'où de juteux profits seront tirés. En discutant autour de moi, un certain nombre de personnes manifestent leur désintérêt pour la chose politique et ne marquent aucune volonté de pourvoir à l'incompréhension des événements dans lesquels ils baignent forcément et dont ils supportent les effets. Aussi, m'est-il apparu que peut-être... prendre conscience des réalités qui nous guettent à (très) court terme aurait un effet idiosyncrasique et les amènerait à prendre conscience qu'en qualité de citoyen il est un devoir que celui de s'occuper de ses affaires et que dans le cas contraire, il est irresponsable de se poser en victime de ceux à qui l'on a, par excès de démission, délégué cette charge. Pourquoi l'autre prendrait-il soin de nos intérêts quand on refuse de le faire soi ?
Je finis en rappelant qu'il n'y a pas si longtemps, en décembre 2001 exactement, un peuple infiniment tourmenté par une crise «à la grecque» est descendu dans la rue, s'y est assis en tapant sur des casseroles avec des cuillères et a chanté: El pueblo, unido, jamas sera vencido (Le peuple, uni, jamais ne sera vaincu). Le soir même, le président Fernando De La Rua a fui son pays en hélicoptère. Quelques liens pour celles et ceux qui ne savent pas ce qu'a été 10 ans durant la misère du peuple Argentin:
- 20minutes.fr : Il y a 10 ans, un abime s'ouvrait sous les pieds des argentins
- tv5.org : Il y a 10 ans, l'Argentine faisait faillite
- Mémoire d'un saccage - Argentine, le hold up du siècle de Fernando Solanas (à voir absolument)
PS: «les dépenses publiques, c'est mal» nous dit-on. Alors lisez ce petit paragraphe de quelques lignes:
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