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Être noir au États-unis, hier et aujourd'hui

Date de publication: le mercredi 26 mars 2008 à 00h48
Dernière modification: par Pascal BOYER le mardi 20 janvier 2009 à 18h54

Le racisme des hommes de pouvoir au États-Unis

Loin de moi la volonté, à travers la formulation du titre ci-dessus, de vouloir ignorer le racisme quotidien de l'homme de la rue chez qui trouve écho celui des politiques menées depuis toujours au États-Unis. Cependant, et sans refuser, donc, d'assumer la part de responsabilité qui nous incombe, nous, simples citoyens du monde, responsabilité individuelle mais aussi collective, en toute chose en général comme dans les problèmes de racisme en particulier, je tiens ceux qui, parce qu'ils gouvernent et ont donc à leur disposition tous les moyens pour désinformer, mentir, inciter à la haine raciale, endoctriner, réprimer, légiférer, etc... pour les tous premiers responsables du sens de la marche de l'histoire.

Et d'ailleurs, à moins que de vouloir penser notre monde comme un monde façonné par une humanité innocente, ce à quoi je me refuse, comment ne pas tenir pour responsable des conséquences de ses propres actes, celui qui agit ? A fortiori, qui agit en conscience. Et quand bien même, il existe de toute évidence des degrés de responsabilité, les politiques racistes, d'où qu'elles soient, sont toujours et incontestablement des politiques pensées, organisées et menées par des hommes et des femmes racistes, xénophobes.

Faire subir, en 2008, à des êtres humains, ce que l'on n'infligerait pas à son chien est un acte coupable, un acte condamnable qui, en dehors de toute maladie mentale, ne supporte plus aucun pardon, plus aucune clémence.

Afin de mieux vous rendre compte à quel point, aux États-Unis, les mentalités des hommes de pouvoir ont peu évolué dans leur rapports aux problèmes raciaux et, par conséquent, mesurer l'ampleur des dégâts de ce qu'il convient d'appeler une politique d'apartheid menée sans relâche depuis des décennies par tous les gouvernement successifs, je vous invite à consulter, en premier lieu, des documentaires récents, comme le Requiem en 4 actes du réalisateur Américain Spike Lee, fruit d'un an de travail sur la façon dont le gouvernement Bush junior a traité la crise post Katerina, puis de lire le discours du 18 Mars 2008 du candidat démocrate à la présidence Obama Barack pour venir ensuite, pour certains, se rafraichir la mémoire, pour d'autre, découvrir ce que disait dans les années 70 la militante des droits de l'homme afro-américaine Angéla Davis à propos des mêmes faits de société.

La lumière que jette la mise en perspective historique de ces différents documents nous éclaire sur la nature réelle de ce que l'on a coutume d'appeler La plus grande démocratie du monde et nous porte, tout à la fois, à nous interroger sur nos actions quotidiennes pour préserver, défendre et promouvoir la démocratie, et à nous souvenir que le mari de Carla Bruni se sent incontestablement très inspiré par ce que les politiques économiques et donc sociales américaines ont produit de pire sur le plan humain.

45 ans séparent le discours de Obama Barack de celui prononcé par Martin Luther King le 28 Août 1963. Quand bien même la forme est indéniablement à l'avantage du second, il est saisissant de remarquer la similarité des thèmes abordés, la similarité des constats évoqués.
Quand Martin Luther king parle, en 1963, de cent ans de stagnation, Angéla Davis parle, 10 ans plus tard, de reculs et Obama Barack, 45 ans plus tard, de politiques de l'impasse et de bourbiers.

De la diversité de ces documents on retiendra que si les politiques racistes n'ont guère évolué sur le fond elles se sont, par contre, dans la forme, émancipées de la brutale violence à laquelle elles s'adonnaient voilà quelques décennies encore pour devenir plus sournoises, plus difficiles à détecter, à cerner pour mieux se jouer de notre vigilance anesthésiée pendant que ses effets dévastateurs sont peut-être d'une plus grande ampleur aujourd'hui qu'hier. On peut d'ailleurs remarquer que ces politiques racistes touchent également de plein fouet la population hispanique.

Vous trouverez dans cette rubrique (à partir du menu situé avant le tire de cet article), à l'exception du discours de Obama Barack dont je donne le lien plus haut, tous les documents en écoute soit sous forme de vidéo soit au simple format audio.

Pour des raison techniques (de bande passante), j'ai placé chaque document dans un article spécifique.

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