Date de publication: le dimanche 7 décembre 2008 à 19h26
Dernière modification: par Pascal BOYER le lundi 8 décembre 2008 à 19h31
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Résumé de l'affaire
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| A l'attention de ceux qui n'auraient pas suivi l'affaire « Vittorio de Filippis», voici l'extrait du journal de 12h30 de France Culture en date du 2 Décembre 2008 qui récapitule les faits. L'invité du journal n'est autre que Vittorio de Filippis lui-même. Personne n'a oublié les déclarations des deux chiennes de garde de N. Bruni, R. Dati et M. Alliot-Marie, qui toutes deux ont déclaré et affirmé que la procédure d'interpellation de l'ex-directeur de la publication du journal Libération était tout à fait régulière. |
Déclaration du syndicat Alliance...
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| Et ce n'est certainement pas Jean-Claude Delage, secrétaire général du syndicat minoritaire de droite Alliance Police Nationale, qui démentira son bouldogue de ministre: Lorsque j'entends ce policier déclarer:
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...je me surprends à penser qu'un examen psychiatrique des fonctionnaire de police (mais également des ministres de tutelle) devrait avoir lieu préalablement à leur embauche et ce afin de protéger la société civile de leurs agissements incontestablement anti-démocratiques, dangeureusement fascisants.
N'est-il pas déjà arrivé le temps, pour la démocratie, de se défaire, on n'ose plus dire une fois pour toute, de ceux qui déclarent, à l'instar de ce nuisible syndicaliste, que s'opposer fermement à la fouille au corps d'un individu impliqué dans une simple et banale affaire de diffamation révèle un comportement déviant face à l'autorité ?
Je juge donc tout à fait légitime que des sanctions d'une extrême sévérité soient prises à l'encontre de celles et ceux des représentants de l'état qui bafouent la dignité humaine et outrepassent le cadre de la loi. Position d'autant plus légitime lorsque le bâtonnier de l'ordre des (21 000) avocats de Paris déclare que la juge d'instruction qui a délivré un mandat d'amener à l'encontre du journaliste « aurait dû être suspendue par le ministre de la Justice, en raison de la violence qu'elle s'est autorisée à l'égard d'un journaliste» et s'étonne dans un communiqué qu'il ait fallu « que le président de la République lui-même intervienne» alors que ni les ministres de la Justice et de l'Intérieur, ni aucune « haute autorité de la magistrature ni du parlement ne s'est élevée pour condamner cette méthode digne de la Grèce des colonels ou de l'Espagne du franquisme»( Nouvel Obs. 5-12-2008 ).
Le général Franco ne figure t-il pas en bonne place au Panthéon des dictateurs ?
A propos de la dépénalisation de la diffamation
Cette réforme judiciaire demandée diligemment par N. Bruni pour apaiser la polémique autour de l'affaire «de Filippis», loin de faire l'unanimité rencontre déjà son collège d'opposants et de détracteurs:
depenaliser-la-diffamation-du-sur-mesure-pour-condamner-la-presse
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