Date de publication: le mercredi 16 avril 2008 à 19h04
Dernière modification: par Pascal BOYER le dimanche 4 mai 2008 à 13h23
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Toutes les définitions ci-dessous sont tirées du site de l'INSEE : www.insee.fr
Définition du calcul du seuil de pauvreté
Définition d'un Ménage
De manière générale, un ménage, au sens statistique du terme, désigne l'ensemble des occupants d'un même logement sans que ces personnes soient nécessairement unies par des liens de parenté (en cas de cohabitation, par exemple). Un ménage peut être composé d'une seule personne.
Selon les enquêtes d'autres conditions sont utilisées pour définir ce qu'est un ménage.
Définition du Niveau de vie
Le niveau de vie est égal au
revenu disponible
du ménage divisé par le nombre d'
unités de consommation
(uc). Le niveau de vie est donc le même pour tous les individus d'un même ménage.
Les unités de consommation sont généralement calculées selon l'échelle d'équivalence dite de l'OCDE modifiée qui attribue 1 uc au premier adulte du ménage, 0,5 uc aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 uc aux enfants de moins de 14 ans.
Définition de l' Unité de Consommation (UC)
Système de pondération attribuant un coefficient à chaque membre du ménage et permettant de comparer les niveaux de vie de ménages de tailles ou de compositions différentes. Avec cette pondération, le nombre de personnes est ramené à un nombre d'unités de consommation (UC).
Pour comparer le niveau de vie des ménages, on ne peut s'en tenir à la consommation par personne. En effet, les besoins d'un ménage ne s'accroissent pas en stricte proportion de sa taille. Lorsque plusieurs personnes vivent ensemble, il n'est pas nécessaire de multiplier tous les biens de consommation (en particulier, les biens de consommation durables) par le nombre de personnes pour garder le même niveau de vie.
Aussi, pour comparer les niveaux de vie de ménages de taille ou de composition différente, on utilise une mesure du revenu corrigé par unité de consommation à l'aide d'une échelle d'équivalence. L'échelle actuellement la plus utilisée (dite de l'OCDE) retient la pondération suivante :
- 1 UC pour le premier adulte du ménage ;
- 0,5 UC pour les autres personnes de 14 ans ou plus ;
- 0,3 UC pour les enfants de moins de 14 ans.
Définition du Revenu disponible
Le revenu disponible d'un ménage comprend les revenus d'activité, les revenus du patrimoine, les transferts en provenance d'autres ménages et les prestations sociales (y compris les pensions de retraite et les indemnités de chômage), nets des impôts directs. Quatre impôts directs sont généralement pris en compte : l'impôt sur le revenu, la taxe d'habitation et les contributions sociales généralisées (CSG) et contribution à la réduction de la dette sociale (CRDS).
Définition de la Médiane
Si on ordonne une distribution de salaires, de revenus, de chiffre d'affaires..., la médiane est la valeur qui partage cette distribution en deux parties égales.
Ainsi, pour une distribution de salaires, la médiane est le salaire au-dessous duquel se situent 50 % des salaires. C'est de manière équivalente le salaire au-dessus duquel se situent 50 % des salariés.
Ndlr: de la définition ci-dessus et du chiffre de 681 € pour le seuil à 50% (voir tableau ci-dessous) on tire la conclusion que le salaire médian est de 681x2=1362 €uros/mois en france (soit 8935 francs). Il y a donc 50% de salariés français qui gagnent moins de 1362 €uros/mois.
On peut donc à présent passer à la définition même du calcul du seuil de pauvreté:
Un individu (ou un ménage) est considéré comme pauvre lorsqu'il vit dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur au seuil de pauvreté. L'Insee, comme Eurostat et les autres pays européens, mesure la pauvreté monétaire de manière relative alors que d'autres pays (comme les Etats-Unis ou le Canada) ont une approche absolue.
Dans l'approche en termes relatifs, le seuil est déterminé par rapport à la distribution des niveaux de vie de l'ensemble de la population. Eurostat et les pays européens utilisent en général un seuil à 60 % de la médiane des niveaux de vie. La France privilégie également ce seuil, mais utilise aussi très largement un seuil à 50 % (Ndlr: ce qui permet d'abaisser le chiffre du nombre de pauvres), seuil de référence jusque récemment.
| Seuil à 60 % | Seuil à 50 % | |
| Personne seule | 817 | 681 |
| Famille monoparentale, un enfant de moins de 14 ans | 1 062 | 885 |
| Famille monoparentale un enfant de 14 ans ou plus | 1 226 | 1 022 |
| Couple sans enfants | 1 226 | 1 022 |
| Couple un enfant de moins de 14 ans | 1 471 | 1 226 |
| Couple un enfant de 14 ans ou plus | 1 634 | 1 362 |
| Couple deux enfants de moins de 14 ans | 1 716 | 1 430 |
| Couple deux enfants, dont un de moins de 14 ans | 1 879 | 1 566 |
| Couple deux enfants de plus de 14 ans | 2 043 | 1 703 |
Les petits calculs qui ne mentent pas, eux !
A titre de comparaison je rappelle que les 100 000 000 000 ( cent milliards d'euros ) de bénéfices nets réalisés en 2007 par les seules 40 entreprises du CAC40 représentent 1538 €uros pour chacun des 65 000 000 de français:
100 000 000 000 / 65 000 000 = 1538,46 €uros/par français
Les 40 entreprises françaises qui constituent l'indice boursier CAC40 ont engrangées à elles seules en bénéfice net (c'est à dire après paiement des impôts, des charges et des salaires) l'équivalent de 73 500 000 (soixante treize millions cinq cent mille) mois de salaire moyen (médian):
100 000 000 000 / 1362 = 73 421 439 mois de salaires médian
Or ces 40 entreprises ne représentent que 3% des salariés français. Ce qui veut dire que pour chaque salarié, ces 40 entreprises dégagent des bénéfices nets absolument colossaux !
Sur une base de 30 000 000 de salariés (en 2006 il y avait 23 millions de salariés en France), 3% représentent 900 000 (neuf cent mille) salariés.
100 000 000 000 / 900 000 = 111 111 (cent onze mille cent onze) €uros de bénéfices nets par salarié.
Donc, alors que l'on nous abruti tous les jours avec l'idée que la main d'oeuvre française est trop chère et que nous devons par conséquent pour la 30 ème année consécutive (environ depuis la fin des années 70) faire des efforts pour accepter d'être encore plus pauvres, encore plus corvéables à souhait, encore plus malléables, encore plus flexibles, encore plus esclaves de l'infinitésimale partie des seuls à qui revient le fruit du travail de l'énorme masse que nous sommes, 40 entreprises engrangent 111 111 €uros de bénéfices nets pour chacun de ses salariés.
111 111 / 12 = 9 259 €uros.
Voilà la somme qu'il faudrait verser pendant 12 mois à chacun des 900 000 salariés pour venir à bout des bénéfices de ces 40 entreprises françaises.
Oui mais voilà... ce n'est pas suffisant pour la poignée de gens à qui revient la plus grande part de cette colossale somme d'argent. 40% iront tout droit dans la poche des actionnaires. Nous sommes donc sommés, car il s'agit bien d'une injonction des dirigeants politiques et industriels à l'adresse du peuple, de travailler beaucoup plus pour gagner encore moins afin que ces messieurs qui gouvernent gagnent encore beaucoup plus sans travailler plus.
Ces calculs n'ont pour seul but, non pas de coller exactement à une réalité économique et financière, non. Ils ont pour but, et y parviennent, de mettre en lumière le gouffre abyssal qui sépare la santé tonitruante des entreprises dont les dirigeants sont à l'origine des politiques économiques et anti-sociales que nous connaissons et qui nous laminent et la santé économique précaire, apathique, léthargique et ô combien incertaine à l'avenir de dizaines de millions de français.
La crise économique n'existe pas
De toute évidence, il est urgent que nous, citoyens, cessions de répéter que nous traversons une crise économique. Il n'y a pas de crise économique. Alors que depuis de nombreuses années l'actualité quotidienne nous martèle que nous sommes en crises, la masse d'argent n'a cessé de croitre sur la planète. Cette invention d'une crise économique constitue un bel exemple de propagande mensongère n'ayant pour vocation que de mieux nous préparer psychologiquement à notre sort. Sort déjà peu enviable pour la très grande majorité de l'humanité et dont nous, citoyens occidentaux, commençons massivement à sentir les effets.
La seule crise avérée est constituée par la faillite du système capitaliste occidental. C'est ce système qui est en crise. Et pour dire vrai, c'est bien plus la folie des hommes qui le pensent et l'appliquent qu'il faut dénoncer, stigmatiser, que le système lui-même.
La situation économique gravissime que nous, citoyens du monde, connaissons ne constitue pas, à mon sens, une crise. Non. Il s'agit bien plus des conséquences des politiques économiques appliquées volontairement par les fanatiques du capitalisme débridé.
J'accepterai de voir dans les résultats planifiés par les dirigeants occidentaux, à savoir l'appauvrissement soigneusement programmé de l'immense majorité de l'humanité, une crise économique le jour où effectivement, face à l'ampleur du désastre humain, et alors que nous aurions tout tenté pour l'éviter, nous serons dans l'incapacité d'y faire face économiquement parlant.
Or, de fait, il y a sur la planète une masse si considérable d'argent, que nous pourrions, si seulement nous le voulions, réduire de manière drastique, la faim, la soif, la misère, les problème d'agriculture, les guerres, le travail des enfants, améliorer la scolarisation, circonscrire des maladies, apporter l'accès à l'eau potable, etc... etc...
Oui mais voilà.... les gens pour qui nous, occidentaux, votons et que nous choisissons pour nous représenter ne veulent pas s'occuper de réduire les inégalités du monde.
Oui mais voilà.... les gens pour qui nous, occidentaux, votons et que nous choisissons pour nous représenter veulent aggraver les inégalités du monde car c'est ainsi qu'ils s'enrichissent.
Oui mais voilà.... les gens pour qui nous, occidentaux, votons et que nous choisissons pour nous représenter ne veulent pas partager leur richesses et sont très satisfaits d'être riches dans l'immensité des crèves-misères.
La réponse à la question: Pourquoi diable votons-nous pour des gens dont l'inique préoccupation est d'asservir toujours plus d'êtres humains ? me hante.
Et ne nous leurrons pas: si nous, citoyens du monde, ne décidons pas de mettre un frein énergique aux politiques délirantes des hommes qui gouvernent, nous ne pouvons attendre un geste de leur part.
Qui peut croire que le mari de Carla Bruni, dans sa soif de pouvoir, dans son admiration sans limite pour toute la racaille dirigeante de ce monde (bush, berlusconi, hortefeux, etc...) calmera son ardeur à mener à marche forcée l'économie française vers le modèle américain dont même les américains ne veulent plus à force de faillites sociales, économiques, idéologique et à briser aussi menu que sa haine le lui permettra, le corps sociale français ?
Si nous, citoyens, refusons nos responsabilités, alors, à n'en pas douter, à n'en douter sous aucun prétexte, nous allons souffrir dans nos chaires comme nous ne pouvions l'imaginer. Tout est déjà en place. Oserais-je dire que la scène est montée, les condamnés en rang et que nous n'attendons plus que le bourreau finisse de fourbir ses armes ? Patientons. Il n'y en a plus pour très longtemps.
Cela fait au moins vingt ans, vingt ans au moins que nous, peuple du monde, aurions dû ouvrir les yeux. Que dis-je ouvrir les yeux, les écarquiller !
La cécité, lorsqu'elle procède d'un acte volontaire, est un acte coupable parce qu'irresponsable. Nous, citoyens, portons la lourde responsabilité de n'avoir pas voulu voir, de n'avoir pas voulu entendre, de n'avoir pas voulu comprendre.
Les manifestations de la faim, nous en sommes tous collectivement responsables.
Gardons-nous de tenir les yeux trop longtemps encore clos et le cerveau trop longtemps encore débranché: aujourd'hui, ce sont encore et toujours les mêmes qui, en premiers, subissent de plein fouet nos lourdes erreurs. Mais qui peut jurer, qui osera jurer sans peur du ridicule, que nous ne viendrons pas, à notre tour et massivement grossir les rangs des manifestants de la faim, des manifestants de la honte ? Et je n'oublie pas que depuis déjà de longues décennies la France, à l'instar de tous les autres pays capitalistes occidentaux, est le territoire d'un nombre toujours croissant de miséreux, de laissés pour compte, de sans abri, etc...
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