29-11-2011 : Remettre dans le débat politique les principes du Conseil National de la Résistance
29-01-2012 : Parce que nous sommes un peuple debout, agissons pour rester dignes et responsables !
Logo de mon site
Logo de mon site
Faire un don

Luxpopuli / Politique / France / Hortefeux, quand le spectre de PAPON plane sur la France...





Right menu

Logo du site ez.no  Logo XHTML 1.O du W3C  Logo XHTML 1.O du W3C  Site francophone officiel de Firefox

Hortefeux, quand le spectre de PAPON plane sur la France...

Date de publication: le lundi 4 août 2008 à 16h47
Dernière modification: par Pascal BOYER le dimanche 8 février 2009 à 15h34
« Article précédent: L'insurrection qui vient
» Article suivant: Collectif ACDC : les Autres Chiffres Du Chômage

Ce n'est un mystère pour plus personne: la construction européenne n'est qu'un espace économique à la solde des grandes entreprises qui la façonnent, à l'image de leurs intérêts économiques et à l'aune de la vision archaïque du monde de leurs dirigeants.

Dans cet espace de 500 millions de consommateurs la considération pour l'Homme n'est plus de mise. Pire, elle est sciemment bafouée, malmenée.

Des politiques raciales et racistes (pour certaines empruntées à celles d'Hitler: voir cette enquête du Monde ) sont mises en place un peu partout en Europe, refoulant toujours plus loin les frontières de l'intolérance. Les limites de l'intolérable.

Depuis 60 ans, la mémoire des atrocités de la seconde guerre mondiale semblait faire office de garde fou et nous conduisait à nous rappeler régulièrement "plus jamais ça".

Pourtant, force est de constater que les plus prompts à se promouvoir en garants de la démocratie et des libertés sont les plus ardents promoteurs de la destruction des relations sociales, des libertés individuelles et fondamentales s'instituant, de facto, en chantres du tout répressif et d'un monde violemment inégalitaire où une infime minorité de nantis a désormais carte blanche pour asseoir sa domination sans fin sur le reste de l'humanité.

Plus hauts sont leurs discours sur la nécessité à garantir le respect les droits de l'Homme et des citoyens, plus grande est en réalité leur ardeur à les massacrer.

La France a longtemps joui de l'image de la nation des Droits de l'Homme.
La France a longtemps porté l'étendard du pays des libertés et de celui d'une terre d'accueil.

Ce temps là est révolu et c'est aujourd'hui une France des politiques fondamentalement xénophobes et abusant, dans le plus profond mépris, de lois abjectes qui se construit à pas de géants.
Cette France là, miroir des époques les plus sombres de son passé, est une insulte à tous les français qui ne partagent en rien ce rapport au monde et qui se sentent eux aussi humiliés par des pratiques d'un autre âge que l'on pensait révolu.

La vulgarité de la France en ce début de 3ème millénaire est à l'image de celle du mari de Carla Bruni.
Aidé de son ami et zélé ministre de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement Hortefeux, voilà que déjà se dessine à nouveau, à peine voilés, les traits d'une France honnie de tous, celle de PAPON et du fascisme.

Article original publié le 29 Juillet 2008 sur le site contrejournal.blogs.liberation.fr

«Ils ont été traités comme des délinquants, des criminels»

Elodie, deux ans et demi, d'origine belge et ses parents, ressortissants équatoriens en situation régulière, auraient pu être des touristes comme les autres. Arrêtés vendredi, après un contrôle d'identité, ils sont internés au centre de rétention de Rennes. Damien Nantes, de la Cimade, s'indigne de cette situation absurde.

Damien Nantes. « Les parents d’Elodie vivent légalement en Belgique avec un permis de séjour de cinq mois. Ils sont venus passer deux semaines de vacances en France. Avant de venir, ils ont pris la précaution de demander à l’Office Belge des étrangers si les documents en leur possession leur permettaient de circuler en Europe et de venir en France. Il leur a été répondu que oui.

Arrivés en France lundi 21 juillet 2008, le couple et son enfant ont passé la semaine dans la Manche. Vendredi matin, alors qu’ils roulaient vers le centre ville de Cherbourg, ils ont fait l’objet d’un contrôle routier. Monsieur Campo Otavalo s’est alors garé sur le côté. Sept fonctionnaires de police se sont positionnés autour du véhicule, en demandant combien de personnes se trouvaient à l’arrière de leur fourgonnette.

Très surpris par cette question, ils ont répondu que seule leur fille dormait à l’arrière. Les fonctionnaires de police ont posé 4 fois la question, à laquelle le couple a continué de répondre de la même manière. Les policiers ont finalement demandé que les portières arrières de la fourgonnette soient ouvertes et ont pu constater qu’il n’y avait que la petite Elodie qui dormait. Ils ont demandé à Madame Suntaxi Diaz de réveiller sa fille. Lorsque sa mère l'a réveillée, Elodie a été très impressionnée par le nombre de policiers présents et par la tension ambiante. Ses parents n’étant pas en mesure de prouver qu’il s’agissait bien de leur fille, ils ont été conduits au commissariat de Cherbourg pour une vérification d’identité. Dès 10h vendredi matin, la Belgique avait confirmé aux fonctionnaires de police la filiation entre Elodie et ses parents et également, la nationalité d’Elodie.

La famille a tout de même été placée en garde à vue. Campo Otavalo a été séparé de sa femme et de sa fille et a subi une fouille à nu. Suntaxi Diaz a refusé de se soumettre à une fouille, pour laquelle elle devait se dévêtir intégralement. Face à l’insistance et à l’agressivité d’une fonctionnaire de police, Suntaxi Diaz s’est mise à pleurer sous le regard inquiet de sa fille. Elodie et sa mère ont été placées dans une cellule équipée de toilettes. Toutefois, comme les toilettes étaient sous vidéosurveillance permanente, elles ne pouvaient pas les utiliser sans être vues par les fonctionnaires de police.

Finalement, le Préfet de la Manche a décidé de reconduire cette famille à la frontière, estimant que les parents d'Elodie n’étaient pas en mesure de prouver qu’ils étaient entrés régulièrement en France et qu’ils avaient le droit d’y être. D'après l'administration, le couple n'a pas pu prouver la durée de son séjour en France, qui doit être inférieure à trois mois. Un arrêté de reconduite à la frontière a été pris à leur encontre, ainsi qu’un arrêté de placement en rétention administrative, vendredi 21 juillet, à 21h25 pour Suntaxi Diaz et à 21h20 pour Campo Otavalo. La famille a alors été placée au local de rétention de Cherbourg : une pièce sans fenêtre du commissariat de la ville, équipé d’une douche et de toilettes. Elodie a été très angoissée par le temps passé dans cette pièce sans fenêtre, dont la porte était fermée et dans laquelle on ne pouvait rien faire. Elle n’a cessé de demander à ses parents pourquoi ils n’étaient pas dans leur camionnette et pourquoi ils étaient enfermés. D’autre part, les parents d’Elodie étaient très inquiets car leur fille est asthmatique et l’endroit dans lequel ils étaient gardés était visiblement poussiéreux. Les parents ont été ébahis par la manière dont ils ont été traités : "comme des délinquants, des criminels".

Dimanche 27 juillet 2008, la famille a été transférée au centre de rétention administrative de Rennes, après que le juge des libertés et de la détention a prolongé la rétention, à Cherbourg. La famille attend désormais que les autorités belges acceptent la demande de réadmission faite par la France.

L'administration a donc décidé de renvoyer de force dans son pays, avec tous les traumatismes que cela implique, une famille qui de toute façon avait l'intention d'y retourner.»

Réalisé par Laura Roland

Saut de ligne

Commentaires