Date de publication: le dimanche 11 janvier 2009 à 16h06
Dernière modification: par Pascal BOYER le lundi 12 janvier 2009 à 16h46
La malbouffe, tout le monde en parle, les journaux, les radios, les télés, internet, etc... Dans les pays occidentaux, nul ne peut plus ignorer la corrélation forte entre l'augmentation des cancers, des maladies cardio-vasculaire, des allergies etc... et l'alimentation. Ce lien étroit entre la dégradation sensible de notre santé et les différentes pollutions auxquelles sont soumis nos aliments n'est plus à démontrer: elle est avérée par de très nombreuses études scientifiques que seuls les industriels avides, cupides et totalement irresponsables osent remettre en cause quand ils ne les nient tout simplement pas.
L'horreur alimentaire oui, mais jusqu'à quel point ?
Nous sommes donc tout à fait informés que l'industrie agroalimentaire nous empoisonne volontairement chaque jour un peu plus. Nous le savons. Oui, mais sait-on jusqu'où cette industrie pousse son vice ?
- Saviez-vous que certaines crevettes dont on se régale pour les fêtes de noël sont nourries à la carcasse de voiture et gavées aux antibiotique ?
- Saviez-vous que certaines bouteilles de vin contiennent des pesticides jusqu'à 5800 fois les doses maximales autorisées dans l'eau du robinet ?
- Saviez-vous que certains raisins contiennent des pesticides interdits d'usage ?
- Saviez-vous que l'hydrogène est utilisé pour obtenir des pâtes moelleuses et fondantes ?
- Saviez-vous que vous mangez des poulets au césium 137, au cobalt 60 et passés aux rayon gamma ?
- Saviez-vous que l'irradiation des aliments est utilisée par l'industrie agroalimentaire ?
- Saviez-vous que Bruxelles a autorisé l'importation de 300 000 tonnes de poulet chloré ?
Tout ceci ressemble à un cauchemar. Ce n'est pourtant que le triste reflet du résultat d'un système où l'âpreté du gain d'une infime minorité de voyous ne connaît aucune limite. Où l'irresponsabilité du secteur agroalimentaire ne recule même plus à l'idée d'un empoisonnement planétaire pour satisfaire la cupidité des gros actionnaires. Le secteur agroalimentaire ne peut en aucun cas se retrancher derrière des préoccupations philanthropiques ou humanitaires dont l'objet serait d'apporter une réponse alimentaire au milliard de crèves la faim pour justifier leurs agissements coupables. Organiser la pénurie pour engendrer la flambée des cours des céréales étant tellement plus rentable !
Parce que nous ne pouvons attendre de cette industrie une attitude responsable, il est plus que temps que nous, citoyens, adoptions un comportement digne et responsable, particulièrement à l'égard des générations futures. Il nous revient le devoir d'imposer aux industriels de modifier urgemment leur méthodes de production.
Pouvoir d'achat : notre responsabilité individuelle de citoyen
Nous avons, nous, citoyens, une arme absolue: le pouvoir d'achat. Non pas au sens économique et passif du terme, à savoir « somme d'argent réservée à nos achats» mais bien au contraire au sens politique et conscient du terme, c'est à dire « décision d'un citoyen d'acheter ou non». Le « pouvoir d'achat» est bel et bien le « pouvoir de décider ce que nous achetons». Cette arme fait trembler les industriels. A tel point que quiconque en appel au boycott d'une marque s'expose aujourd'hui à des représailles juridiques (*).
Il y a urgence à ce que chacun d'entre nous prenne conscience qu'il détient, à son échelle, le pouvoir de façonner le monde dans un sens où dans l'autre. C'est par une prise de conscience individuelle de sa propre responsabilité et du devoir de modifier ses attitudes de consommation que naîtra un phénomène de masse. Et non l'inverse comme l'idéologie capitaliste cherche à nous le faire accroire. Il n'est de mouvement de masse qui ne soit le compte de la multitude de mouvements individuels.
Pour vous convaincre de votre « pouvoir de citoyen à consommer» visionnez sans plus tarder la vidéo N°3 de l'Université de la terre et particulièrement la première intervention de Pierre Rabhi. Toutes ses interventions sont remarquables d'intelligence.
« Manger bien pour vivre mieux»
Ce titre est celui d'une série d'articles qu'a consacré le journal Le nouvel observateur dans son N°2301 du 11-17 décembre 2008 au problème de la malbouffe.
Je ne reproduits dans cette rubrique que les articles mettant en lumière l'incroyable audace technologique criminelle de l'industrie agroalimentaire.
(*): voir le livre « Le boycott, le cauchemar des entreprises… et des politiques» de Marc Drillech (1999) dont vous pouvez suivre les interventions dans la vidéo N°4 de l'Université de la terre.
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