Idée : et si nous invitions tous les sans-abri à venir trouver refuge dans les stades bénéficiant artificiellement d'un superbe plan énergétique de «chauffage au sol» ?
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Que Mme Lemang (Télérama n° 3229) se rassure, il y a davantage de bicoques tartes et laides dans nos villes et villages en France que de «verrues» architecturales. Non, la modernité n'est pas encore à l'ordre du jour dans l'Hexagone ! Je rappellerai juste à cette apôtre de la médiocrité architecturale les pétitions nombreuses qui ont circulé chaque fois qu'une architecture un peu avant-gardiste est sortie de terre (tour Eiffel, Beaubourg, pour ne citer que ces deux exemples), et qui dénonçaient la «monstruosité» de ces bâtiments, aujourd'hui considérés en France et à l'étranger comme des chefs-d'oeuvre ! Il est plus que temps de cesser d'écouter les soi-disant rêves des gens et leurs «petites maisons sympas», qui ne sont que le produit de ce qu'ils voient dans les séries américaines et qui polluent les villes et campagnes françaises. Je précise que je ne suis pas architecte et ne fais pas partie du milieu «pseudo-culturel» !
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À mes frères usagers des TER excédés par les retards quasi quotidiens, méditez comme moi cette réflexion réjouie d'un agent SNCF à son collègue ce matin : «Il est à l'heure sur son retard !»
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J'ai épluché la presse, écouté les radios, regardé les chaînes... Le gouvernement ne propose pas de nouvelle loi pour la sécurité dans les ascenseurs.
Hier, nous avions beaucoup de «problèmes», et c'était déjà dur. Aujourd'hui, nous ne devons affronter que des «problématiques». Les effets de la crise,sans doute.
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Petite piqûre de rappel : ce qui fait une nation, c'est son peuple, pas ses marchés financiers. Il faudrait peut-être privilégier alors l'éducation, la santé, l'art et la culture, les prises en charge psychiatriques, les aides et l'intégration pour gérer la misère, mettre un frein aux dérives du monde du travail, arrêter de taper toujours sur les galériens, faire que les Français se sentent un peu mieux dans leur pays, et que ce soit enfin eux qui le fassent tourner. Ouvrez un quotidien par exemple : vous y verrez un grand nombre d'immolations en ce moment. Je sais, les marchés flambent aussi. Un symptôme : l'immolation d'un professeur, c'est dix lignes dans les faits divers, le brasier des marchés, c'est la une et un dossier complet.
Je suis la troisième génération de femmes de ma famille abonnée à ton précieux hebdomadaire, mais la toute première à venir râler auprès de toi. Je voulais voter pour une femme. Et puis je suis allée sur le site de Martine Aubry. Pour aider les femmes à rester sur le marché de l'emploi, Martine Aubry a une idée de génie : réduire le congé parental pour les mamans et rendre l'école maternelle obligatoire pour s'assurer que les éventuelles récalcitrantes retournent bien pointer en temps et en heure. Dans ma famille, les femmes font des études depuis la génération de ma grand-mère. Je compte donc autour de moi professeur femme, médecin femme, philosophe femme, agrégée d'histoire femme, écrivain femme, femmes au foyer, femmes cultivées, femmes curieuses, mères, grand-mères et arrière-grand-mères. J'en suis, quant à moi, à la deuxième année de mon congé parental (pour ma seconde fille) et je me régale. Je pense chaque jour que tous ces moments merveilleux que nous passons ensemble rendent notre vie plus intense et j'observe cette toute petite fille, la mienne, qui à l'instar de sa grande soeur se développe comme une fleur.
«Tu ne peux pas manger à la cantine, car tes parents sont au chômage !» Non, cette réplique n'est pas extraite des Misérables ou de La Petite Marchande d'allumettes. Elle est la repartie cinglante et ignominieuse de la mairie de Thonon-les-Bains à des enfants de familles précarisées qui finalement auront trouvé couvert chez un restaurateur local «altruiste» et «philanthrope», deux épithètes en voie d'extinction... Cette «faim» de non-recevoir à des enfants déjà meurtris par l'indigence a pour moi des relents de nausée. Toque basse à ce restaurateur !
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Monsieur Chatel veut réintroduire les leçons de morale à l'école primaire. Au-delà de l'image fanée et rétrograde d'une telle innovation (nous ne sommes plus à un paradoxe près), je m'étonne qu'un gouvernement Pinocchio se propose de moraliser nos enfants. Que va-t-on donc leur apprendre, qu'il faut ostraciser les plus démunis, éviter les «Auvergnats», renier ses paroles, soutirer des étrennes à des vieilles dames très riches, insulter ses contradicteurs, mépriser l'ordinaire ? S'il faut vraiment trouver un premier sujet pour la rentrée, pourquoi pas «charité bien ordonnée commence par soi-même» ?
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Sans doute pour y trouver quelque gloire, nos Diafoirus se précipitent au chevet de la dette, pourtant malade de leurs oeuvres. Mais nous savons déjà qu'ils n'auront d'autre remède à proposer que la purge et la saignée, jusqu'à ce que mort s'ensuive...
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