Lu sur ouest-france.fr le 20 janvier 2012. Selon le président de la Chambre d'agriculture du Finistère, le temps est maintenant venu de «prôner le mouvement vers l'agriculture écologiquement intensive. C'est un concept, maintenant il faut passer à la pratique». Concept intensivement fumeux, n'est-il pas ?
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Mardi 4 octobre, la matinale de France Inter recevait Pascal Bruckner pour son livre sur les travers de l'écologie. Ecolo convaincu depuis les manifs anti-Malville, j'avoue que j'ai trouvé certains de ses propos plutôt pertinents. Ce qui n'a pas été le cas des auditeurs d'Inter invités à intervenir - tous, à les entendre, écolos militants -, qui ont copieusement insulté M. Bruckner lors de leurs interventions téléphoniques. Et tout cela sans que l'animateur de radio demande aux intervenants de garder un minimum de respect. J'ai été scandalisé par cette attitude. Non, M. Bruckner, tous les écolos ne sont pas orduriers, et certains (minoritaires, sans doute) sont enclins au dialogue et au partage des idées sans que cela nuise à leurs convictions !
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Félicitations pour votre dossier sur les forêts (Télérama n° 3212-3213), qui aura comblé les amateurs de poésie et d'arbres morts. Permettez-moi une remarque. De quoi les arbres sont-ils faits ? Surtout de bois. Et que fait-on du bois ? Des charpentes, des parquets, des volets, des meubles, des jouets, des tonneaux, des traverses de chemin de fer, des panneaux de contreplaqué, des bûches pour la cheminée. J'en passe. Dans notre pays, des centaines de milliers de personnes ont fait leur métier de la culture, de la récolte, de la transformation du bois. Ces personnes respectent les équilibres naturels, ont le sens de la beauté de la nature, et vivent, prosaïquement, de la valorisation de ses ressources. Ils déploient pour cela compétences et efforts. A part les ingénieurs forestiers, que vous qualifiez plusieurs fois, et injustement à mes yeux, de nuisibles, vous les citez à peine. Certes, les forestiers doivent apprendre à satisfaire les aspirations de leurs concitoyens, de plus en plus déboussolés par la vie moderne, à la recherche de points d'ancrage pour donner sens à leur vie (et même à leur mort !). Parallèlement, la société doit reconnaître que les professionnels de la filière forêt-bois lui fournissent, en quantité et durablement, de nombreux biens et services indispensables. Le bon sens et l'équité en seront mieux servis.
Entendu à quelques jours d'intervalle, le matin en déjeunant, sur la radio à laquelle je suis fidèle depuis de nombreuses années et que je défendais, la considérant comme au-dessus du lot : un reportage sur les Amap, expliquant brièvement le concept et très rapidement se focalisant sur une arnaque constatée chez un soi-disant producteur d'une agriculture raisonnée... Un autre reportage sur les petits producteurs locaux vendant leurs bons légumes, accompagnés de témoignages ciblés sur les consommateurs qui ne veulent pas payer un kilo de haricots à 5 euros quand le prix du marché dans ses merveilleuses chaînes de supermarché est à 2 euros. Affligeant. Comment (même) France Inter peut décemment orienter les consommateurs vers ces circuits nous vendant des produits sans goût, calibrés, pleins de pesticides, quand des réseaux se développent et parviennent petit à petit à revenir vers une production raisonnée et de qualité ?
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La preuve irréfutable du changement climatique : la pièce Le Père Noël est une ordure a été programmée au mois de mai.
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Après avoir travaillé toute ma vie en cancérologie et soins palliatifs, j'ai décidé de consacrer un temps de ma retraite à faire des ateliers et conférences sur la prévention du cancer. Plus je travaille dessus, plus je découvre l'ampleur du problème. Il ne faut pas opposer la souffrance de ceux qui meurent de faim à celle de ceux qui vivent obésité, diabète, cancers, stérilité, maladies dégénératives liées à tout ce que dénoncent des émissions comme Notre poison quotidien. Pour les personnes qui s'indignent du titre de Télérama «Manger tue», qu'elles soient informées que le cancer est devenu la première cause de mortalité. Qu'il touche même des bébés. Les pays frappés par la faim commencent aussi à être touchés par le cancer. Saluons le courage, la ténacité, l'intégrité de personnes comme Marie-Monique Robin ou André Cicolella.
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À chaque fois que je vois les longues vagues de boue déferlant sur les plages, je pense à Princesse Mononoké (1997), de Miyazaki, où il est question de la colère de la nature. On y voit des monstres qui déferlent en longues vagues et qui détruisent la forêt. Savez-vous si le havre de paix de Miyazaki a échappé à la colère de la nature ?
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Qu'on veuille bien m'expliquer ce qu'est un tri non sélectif !
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Panne d'émotion sûrement, comme le décrit Télérama n° 3164 (page 9), mais panne d'analyse aussi. Ce n'est pas seulement l'influence des islamistes ou la stabilité du régime qu'il aurait fallu analyser, mais surtout les causes probables ou possibles de cette mousson catastrophique au Pakistan. Mais on touche là un domaine où notre responsabilité vis-à-vis du changement climatique est directement en cause. Si l'on ne peut établir une causalité directe entre ces inondations (ou les incendies en Russie ou d'autres inondations en Chine ou en Inde cet été) et le changement climatique, il se trouve que c'est ce que les scientifiques du GIEC avaient annoncé comme conséquences probables du dérèglement climatique. Combien faudra-t-il d'autres tempêtes, inondations, canicules et incendies pour que nos médias posent au moins la question d'une relation possible avec notre mode de vie, générateur de rejets excessifs de CO2. A mon sens, tant que ces événements se produiront loin de l'Europe, du bassin méditerranéen ou de l'Amérique du Nord, nous ferons le gros dos, une catastrophe chassant l'autre. Faudra-t-il en arriver à souhaiter qu'ils se passent à notre porte pour que l'on se pose les bonnes questions ?
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Afin de réduire mon «empreinte écologique», j'ai choisi de renoncer à l'envoi du formulaire papier de la déclaration d'impôts. J'en ai été remercié ce matin, par courrier...
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