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Courrier des lecteurs de Télérama (archives)

Sachant que «décrypter» signifie dans sa première acception : «Traduire des messages chiffrés dont on ne possède pas la clef», et dans sa seconde : «Restituer le sens d'un texte obscur», je suis très agacé d'entendre maintenant à peu près partout les journalistes employer ce terme à la place d'«expliquer», «analyser» ou «commenter». Les acteurs de l'actualité parlent-ils en langage codé ? Ne s'expriment-ils tous que de façon obscure ? Ou sommes-nous des imbéciles incapables de comprendre ce qu'on nous a donné à entendre, avant que les spécialistes («les milieux autorisés», comme disait Coluche) ne nous aient livré les clefs pour comprendre
ce qu'ils ont jugé bon que nous comprenions ?


Philippe Barrier - Philosophe, docteur en sciences de l'éducation, lauréat de l'académie de médecine - Crépy-en-Valois
Télérama N°3236 - 21/01/2012 au 27/01/2012
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J'ai lu avec surprise dans votre n° 3231 du 14 décembre, dans un article intitulé « Un bâtiment est-il une oeuvre ? », que, en procès avec la Ville de Nantes suite à la transformation du stade de la Beaujoire sans mon aval, j'aurais finalement perdu en cassation. Contrairement à vos écrits, la Ville de Nantes a été condamnée par le Conseil d'Etat pour atteinte au droit moral de l'architecte au motif que le maître d'ouvrage «ne peut porter atteinte au droit de l'auteur de l'oeuvre en apportant des modifications à l'ouvrage que dans la seule mesure où elles sont rendues strictement indispensables par des impératifs techniques ou de sécurité publique». En ma qualité de concepteur de ce stade, j'ai apporté la preuve qu'il existait d'autres solutions que celle qui avait été retenue par la Ville de Nantes pour accroître la capacité du stade sans dénaturer le dessin de l'anneau intérieur des gradins. Les modifications apportées n'étant donc pas légitimées par les nécessités du service public, le Conseil d'Etat a estimé que la Ville de Nantes a porté atteinte au droit moral de l'architecte et l'a condamnée à cet effet pour avoir dénaturé le projet initial. Cet arrêt fait actuellement jurisprudence sous l'intitulé d'« arrêt Agopyan », protégeant la propriété artistique et intellectuelle des architectes.


Berdje Agopyan -
Télérama N°3235 - 14/01/2012 au 20/01/2012
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Je suis un lecteur assidu de votre magazine même si je ne partage pas toujours vos analyses sur tel ou tel sujet. Je voulais simplement vous informer ainsi que vos lecteurs que dans le premier épisode de Rani, série passant le mercredi sur France 2, j'ai remarqué une coquille énorme que même la vitesse avec laquelle ce genre de téléfilm est réalisé n'explique pas. En effet, il est précisé que l'héroïne avait été condamnée par le tribunal de Sarlat-la-Canéda. L'histoire est censée se passer sous le règne de Louis XV, or La Canéda n'a été rattachée à Sarlat qu'en... 1965.


Garcia - Sarlat-la-Caneda
Télérama N°3234 - 07/01/2012 au 13/01/2012
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Golgota Picnic est un hymne à l'amour, une profession de foi qui nous délivre de l'effroi. Merci, Rodrigo Garcia, pour toute cette beauté spirituelle. Vive l'intelligence.


J.-L. G. spectateur Catholique pratiquant -
Télérama N°3232-3233 - 24/12/2011 au 06/01/2012
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Je suis très choqué à la lecture de «La destination Auschwitz», article paru dans Télérama n° 3231 (page 42). Savoir en effet que ce lieu est devenu une destination touristique «à la mode» m'indigne au plus au point. Où est donc passée la retenue nécessaire en ce lieu de mémoire où tant de gens ont souffert ? Quand je vois ces jeunes gens rires devant l'objectif (page 42) en prenant la pose avec arrière-plan de miradors, je me demande quels adultes ils deviendront, quelles valeurs ils transmettront à leurs enfants. Qu'ont-ils dans la tête ? Après Oradour-sur-Glane, Yad Vashem, le Mémorial de la shoah à Paris, à Berlin, j'avais toujours projeté de me rendre à Auschwitz. Aujourd'hui, c'est devenu irréalisable, car ce ne sont pas seulement les lieux qui me tireraient les larmes des yeux, mais la bêtise humaine des vivants qui me serait impossible à supporter. «Respecter les lieux, c'est ne plus s'y rendre.» Merci, monsieur Alain Finkielkraut.


Olivier Poudoulec - La Rochelle
Télérama N°3232-3233 - 24/12/2011 au 06/01/2012
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Merci M. le Président, pour le grand-père d'un de mes aïeux, valeureux soldat tombé au champ de bataille pour avoir défendu le territoire national contre l'envahisseur, à Alésia, en 52 avant notre ère. Ses nombreux descendants remercient M. Sarkozix de bien vouloir reconnaître tous les combattants morts pour notre pays.


Victor Cingétor (P. Bouyer) - Nantes
Télérama N°3228 - 26/11/2011 au 02/12/2011
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Mais qui nous délivrera enfin des stores vénitiens dans les séries policières ?


Paul Fournel - Paris
Télérama N°3226 - 12/11/2011 au 18/11/2011
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Suite à la lecture de votre article « Chamusant » [Télérama n° 3224, NDLR] sur l'emploi abusif de mots anglais dans la langue française, je me suis rendu sur le site de l'Académie française. On peut y lire ceci : «On peut ne pas se troubler de l'insertion de plus en plus fréquente d'expressions anglaises dans les rubriques de nos journaux, lorsqu'elle ne signifie pas autre chose qu'un clin d'oeil, comme c'est souvent le cas dans les revues féminines où le it shoes, le cross-dressing ou les filles cute ne feront qu'une saison. Il ne paraît pas en être de même lorsque, insidieusement, les organisateurs de notre vie quotidienne se permettent d'exprimer en anglais les réalités les plus courantes.» Signé Pr Y. Pouliquen. Quelques pages plus loin, votre dossier sur les chaînes d'information continue. Après lecture, petit bilan : addiction, hard news, talk-show, breaking news, flash spécial, overdose, split screen, scroll, le live, le job, le crash, BFM story, l'interview, le show, low-cost...


G. Bontemps - Les Pilles
Télérama N°3225 - 05/11/2011 au 11/11/2011
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Je suis née dans une ferme. Dans la maigre bibliothèque familiale, il n'y avait pratiquement que des livres sur le général de Gaulle. Il était partout, le Général, il servait même d'unité de mesure : «Là, le Général, il aurait pied», disait mon père au plus profond de la piscine. J'ai bataillé pour dire que j'aimais les livres, j'ai découvert les bibliothèques, j'ai fait une maîtrise de lettres à la Sorbonne, j'ai travaillé dans l'édition, j'ai entouré mes filles de livres. Et j'ai eu un coup de déprime cet été sur la plage quand j'ai vu ma fille qui entre en terminale L lire «les Mémoires de DG», comme ils disent. Mais quelle idée que ce programme littéraire !


Frédérique - Tours
Télérama N°3225 - 05/11/2011 au 11/11/2011
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Remarque en passant sur les Borgia, qui n'étaient pas catalans mais valenciens (royaume de Valence), probablement d'origine aragonaise et pas si isolés à Rome puisque l'oncle d'Alexandre VI, qui l'avait fait venir à Rome, était pape.


Beaurain - Paris
Télérama N°3223 - 22/10/2011 au 28/10/2011
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