Date de publication: le vendredi 4 avril 2008 à 04h29
Dernière modification: par Pascal BOYER le dimanche 4 mai 2008 à 14h06
« Article précédent: Droits humains : le fichage policier des enfants de 13 ans est arrivé !
Réflexion sur le capitalisme et le libéralisme
Sait-on assez où risque de nous mener collectivement les petites lâchetés de chacun d'entre nous ?
Les barbaries, les mensonges, les vols, les exactions, les brutalités, les frustrations, les arrogances, les destructions, les désinformations, les intimidations, les crimes, les intégrisme religieux et idéologiques, les iniquités sociales, matérielles, culturelles, humaines, les déculturations[ 1 ], la déshumanisation, la paupérisation, le racisme, l'obscurantisme[ 2 ], le manichéisme[ 3 ], voilà égrené le chapelet incomplet des dérives théorisées[ 4 ], pensées, structurées, organisées et finalement appliquées avec la plus implacable morve, le plus absolu mépris, la plus folle arrogance, par cette infime minorité d'ayatollahs du capitalisme, du libéralisme décomplexé si cher au mari de Carla Bruni et si tendre aux politiques successives de ce que nous osons encore appeler dans le plus manifeste aveuglement La plus grande démocratie du monde, les états-unis.
A tous ceux qui souhaiteraient d'ores et déjà me traiter de communiste, de gauchiste, de pathétique utopiste et de je ne sais quel autre nom d'oiseau, à tous ceux qui voudraient, hic et nunc, et avant même de poursuivre plus avant leur lecture, m'opposer ce sempiternel argument illustrant fondamentalement, profondément et magistralement l'idéologie capitaliste dans ce qu'elle produit de plus nuisible: " oui mais bon, hé, t'as vu le communisme hein ?! ...Hein ?! ...Hein ?! ...Hein ?!...." je réponds ceci:
Indépendamment, en particulier, de l'existence ou nom du communisme et indépendamment, en général, de l'existence ou non de tout autre forme d'organisation sociale, politique et économique, J'AI OBLIGATION, en tant que citoyen, d'exercer mon esprit critique sur la réalité du monde dans lequel je vis. Et je récuse haut et fort, avec toute la force de ma conviction en la bêtise (pour ne pas dire, la connerie) de l'argument sus-cité et fréquemment opposé, que faire le constat:
des barbaries, des mensonges, des vols, des exactions, des brutalités, des frustrations, des arrogances, des destructions, des désinformations, des intimidations, des crimes, des intégrisme religieux et idéologiques, des iniquités sociales, matérielles, culturelles, humaines, des déculturations, de la déshumanisation, de la paupérisation, du racisme, de l'obscurantisme, du manichéisme,
de l'idéologie capitaliste, de l'idéologie libérale, puisse être (doive être ?!) balayé d'un revers de main, dénigré, ignoré, raillé au simple fait que par ailleurs il y a eu, il y a ou il y aura pire. Se ranger à cette attitude de négation de la réalité, c'est faire preuve soit d'ignorances graves soit d'un coupable cynisme, d'une condamnable arrogance.
La barbarie, d'où quelle soit, reste la barbarie. Elle n'est meilleure, ni de droite, ni de gauche, ni du communisme, ni du capitalisme.
Les politiques d'injustices sociales, qu'elle soient de droite, qu'elles soient de gauche, qu'elles soient du communisme ou du capitalisme doivent être condamnées avec la même ferveur, avec la même fermeté.
La précarisation des individus, engendrant la paupérisation du corps social, produit, quelle se réclame de droite, qu'elle se réclame de gauche, qu'elle se réclame du communisme ou du capitalisme, les mêmes conséquences dévastatrices: souffrances physiques, souffrances morales, souffrances psychiques, misère matérielle, misère culturelle, etc... Conséquences qui partout sur la planète, indistinctement de la couleur ou des origines de ceux qu'elles touchent, sont les soeurs, si ce n'est les mères de la violence.
Il ne peut être toléré, comme les chantres du capitalisme s'y emploient avec force propagande et mensonges, de réviser à la baisse, au nom d'un relativisme pour le moins choquant, notre jugement sur la gravité, sur l'ampleur des dérives du capitalisme.
Refuser la critique du modèle capitaliste, refuser de revendiquer plus de sagesse, plus d'égalité, plus de bienveillance les uns pour les autres, plus de partage, refuser de vouloir que l'être humain soit au coeur, soit à la source, soit la quintessence des politiques économiques et sociales, c'est consciemment ou inconsciemment, mais dans les deux cas, activement vouloir et cautionner l'inverse, à savoir:
- plus d'inégalités,
- plus de violence,
- plus d'injustices,
- plus de pauvreté,
- plus de chômage,
- plus de fractures sociales,
- plus de précarité,
- etc...
Et qu'on le veuille ou qu'on ne le veuille pas, ne pas se battre contre ces maux c'est en définitive vouloir que l'humanité s'organise autour d'une idée force: l'exploitation sauvage de l'Homme par l'Homme.
L'article 30 de La déclaration universelle des droits de l'Homme [ 5 ] termine et proclame:
« Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.»
Pourtant, partout où sévit le capitalisme, et l'ampleur de sa brutalité n'a véritablement commencé à s'exprimer qu'à compter de la date de la chute du mur de Berlin, événement emblématique de la victoire de l'idéologie capitaliste sur son unique adversaire, sévit ce contre quoi cet article 30 se dresse: l'accomplissement d'« actes visant à la destruction des droits et libertés ».
La crise, d'une ampleur inouïe, qu'à connu l'Argentine [ 6 ] en cette fin de XXème siècle est l'illustration parfaite de ce que nous réserve le capitalisme si nous, peuple du monde, refusons de nous prendre en charge et continuons, dans un comportement infantile, à placer notre confiance entre les mains de gens qui ne voient dans leurs mandats électoraux que l'occasion de mettre en oeuvre des politiques aux services des intérêts privés d'une infinitésimale minorité. Intérêts particuliers en complète discordance avec les intérêts du peuple, avec les intérêts du plus grand nombre. En complète discordance avec l'intérêt général.
Je pose ces trois questions:
- Est-ce envisageable de critiquer le système capitaliste sans pour autant être dénoncé comme dangereux stalinien génocidaire ?
- Est-il raisonnable de se ranger à l'idée que l'humanité a, en 2008, expérimenté tout ce qui est possible d'imaginer en terme d'organisation sociale ?
- Est-il raisonnable de se ranger à l'idée que l'humanité n'est plus capable d'inventer un autre système d'organisation sociale puisqu'elle a déjà inventé le meilleur des systèmes: le capitalisme ?
Si à la troisième question la réponse est non, alors je vous renvoie aux alinéas 3 de l'article 21 et 1 de l'article 29 de La déclaration universelle des droits de l'Homme:
« 3 - La volonté du peuple est le fondement de l'autorité des pouvoirs publics. »
« 1 - L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible. »
La déclaration universelle des droits de l'Homme, nous place donc devant nos devoirs et nous exhorte ici, nous, peuple de cette terre, à vouloir penser, à vouloir imaginer, à vouloir mettre en oeuvre la politique que nous souhaitons pour nous-mêmes. A vouloir penser, à vouloir imaginer, à vouloir mettre en oeuvre la politique que nous souhaitons pour les générations futures. Pour nos propres enfants.
Ces deux alinéas des articles 21 et 29 de La déclaration universelle des droits de l'Homme nous rappellent que nous, peuple de cette terre, avons la responsabilité, avons le devoir plein et entier de nous investir pour inventer un monde toujours meilleur pour l' ensemble de l'humanité.
A trop écouter ceux qui construisent un système qui chaque jour nous pousse un peu plus sur la voie de l'irresponsabilité, sur la voie de la déresponsabilisation, mais aussi sur la voie extraordinairement déstructurante de l'individualisme icônifié, nous voilà gagnés par une bien funeste léthargie que ces mêmes, à la seule fin d'intérêts particuliers bien sentis, mettent à profit (voir la vidéo ci-dessous):
Saut de ligne
Raoul Marc Jennar
A propos du Traité simplifié de Lisbonne voté le 04/02/08
Je fait l'impasse sur les droits de l'Homme
La révolution armée n'est pas mon crédo. Je ne suis pas de ceux qui, à l'instar des lobotomisés de l'idéologie bipolaire crétine et réductrice du capitalisme, pensent que le monde n'est constitué que de valeurs, d'idées, d'individus et de concepts ne trouvant leur raison d'être qu'en ce qu'ils s'opposent les uns les autres. Rien, absolument rien sur la planète terre ne répond au principe d'exclusion mutuelle. Pas les végétaux. Pas les animaux. Pas les minéraux. C'est l'extraordinaire diversité du monde vivant et l'extraordinaire pluralité des éléments qui rendent possible, au sens premier du terme, la vie sur terre, Or, il est remarquable, et effrayant, véritablement effrayant, de constater que la pensée occidentale moderne est imprégnée de cette vision destructrice d'un monde où la notion de co-existence a complètement disparu du débat politique qui se voit le plus souvent réduit à des choix binaires: une chose ou son contraire. Une chose ou son opposé. Etre pour ou être contre.
La pensée politique capitaliste est une pensée sclérosée.
La pensée politique libérale est une pensée sclérosée.
Et contrairement à ce que clame le clinquant mari de Carla Bruni, le débat n'est presque jamais permis et presque systématiquement occulté.
Le débat est presque systématiquement amputé des questions appelant une véritable réflexion de fond. Un véritable débat de société.
Le débat est presque systématiquement réduit à un sondage débile pour savoir qui est pour ou contre ceci ou cela.
Le débat est presque systématiquement occulté par la parole accaparée, monopolisée de quelques pseudo-spécialistes, de quelques pseudo-scientifiques dont la probité morale et l'indépendance intellectuelle s'avèreront trop souvent plus que douteuses appelant ainsi et à priori au plus grand scepticisme.
Le débat est presque systématiquement occulté par la misère intellectuelle des hommes d'état et la superficialité des réflexions qu'ils sont capables de porter sur des sujets complexes. Le niveau intellectuel des hommes d'état est tout bonnement et bien souvent affligeant.
Le débat est de plus en plus souvent occulté par les menaces de plus en plus grandes que font peser sur nous les groupes de pressions industriels bien disposés à nous mener devant les tribunaux pour laver l'affront dont ils nous rendent coupables à défendre des positions heurtant leurs intérêts économiques.
Le principe d'exclusion mutuelle trouve son expression paroxysmique dans les nouvelles formes d'organisation du monde du travail.
Depuis de nombreuses années nous sommes encouragés à être nos propres créateurs de travail, c'est à dire à accepter l'idée que nous sommes tous en concurrence les uns les autres.
Depuis de nombreuses années être fonctionnaire c'est être responsable de toutes les plaies de l'économie. Pire: les fonctionnaires, cette horde de fainéants parasites dont les salaires sont scandaleusement élevés et les privilèges outranciers, ces fonctionnaires qui enseignent à nos enfants, qui font vivre le système de santé que la planète entière nous envie encore, qui distribuent notre courrier ou font fonctionner le réseau ferroviaire le plus moderne au monde, nous les maudissons, nous les méprisons, nous les lynchons. Mais au comble de notre haine débile pour cette catégorie de français, ce sont les institutions qui participent à la cohésions sociale, à la solidarité nationale que nous abattons satisfaits du devoir bien accompli. Quelle pitié !
Nous nous mutilons dans l'allégresse générale !
Est-il besoin de rappeler qu'un fonctionnaire est celui que le corps social accepte de rétribué en échange d'un travail rendu à la société. Et bien nous voici à l'heure où la solidarité, initialement choisie, initialement voulue, obtenue patiemment par cent cinquante ans de luttes sociales menées par nos grands-parents, par nos arrières grands-parents, nous voici à l'heure où cette solidarité est dénoncée, où cette solidarité est rejetée, montrée du doigt comme le sont les pestiférés.
Nous voici à l'heure où nous pensons, massivement, de concert, que la solidarité humaine est un méfait !
Nous voici à l'heure où nous pensons, massivement, de concert, que nous ne méritons plus la solidarité humaine !
Nous voici à l'heure où nous pensons, massivement, de concert, que nous devons détruire toutes les formes d'organisation sociale solidaire !
Nous voici à l'heure où nous pensons, massivement, de concert, que la solidarité ne mérite plus le moindre effort financier !
Nous voici à l'heure où nous pensons, massivement, de concert, que l'individualisme poussé à son extrême est préférable à l'entre-aide !
Nous voici à l'heure où nous pensons, massivement, de concert, que nous sortirons grandis quand nous serons enfin tous en lutte les uns contre les autres !
En mois de 50 ans, nous sommes passés d'un système profondément imprégné de fonctionnements solidaires à la haine de tous ceux qui ont incarnés et incarnent encore ce qui reste de ce système ! Prendre la défense des fonctionnaires constitue le meilleur moyen d'être conspué, trainé dans la boue. Aujourd'hui, il n'est plus question de penser à réformer, à amender, à améliorer un système, quel qu'il soit. Aujourd'hui, on rase. Aujourd'hui on détruit. Aujourd'hui on remplace. Aujourd'hui on applique la théorie de l'exclusion mutuelle: on remplace les structures emblématiques d'une organisation sociale solidaire par des structures emblématiques de l'impérialisme capitaliste de droits privés où le critère d'entrée n'est plus l'appartenance au monde des humains mais l'épaisseur du porte feuille. Nous l'avons tellement voulu. Nous l'avons tellement appelé de nos voeux. Nous avons tellement oeuvré en ce sens. Nous avons tellement cette folle conviction d'être tellement plus importants que le groupe, groupe sans lequel nous ne sommes, à la vérité, que des Hommes morts. Nous sommes tellement enfin heureux d'être tellement individualistes !
Et lorsque l'entreprise de destruction massive des services publics prend une ampleur européenne, alors faut-il y voir un grand moment de catharsis collective ?!
Saut de ligne
Raoul Marc Jennar
A propos du Traité simplifié de Lisbonne voté le 04/02/08
Disparition des services publics au niveau européen
Raoul Marc Jennar
A propos du Traité simplifié de Lisbonne voté le 04/02/08
Subventionner les cantines des enfants devient interdit
- En 2007, les 40 entreprises du CAC40 (bourse de Paris) ont fait à elles seules, plus de 100 000 000 000 € de bénéfices net (cent milliards d'euros = six cent cinquante milliards de francs - presque mille milliards de francs !). 40 entreprises françaises ! 40 entreprises françaises font à elles seules presque mille milliards de francs de bénéfices net ! J'insiste: le bénéfice net est ce qui reste dans la caisse une fois les impôts, les salaires, les frais de fonctionnement payés. C'est 10 à 12 fois le trou de la sécu. C'est 1538€ pour chacun des soixante cinq millions de français !
- Les 25 personnes les plus riches de la planète capitalisent pour l'année 2007 la somme de 760 000 000 000 (sept cent soixante milliards) de dollars (soit cinq cent six milliards d'euros)...
- On compte 2,4 % d’enfants vivant dans la pauvreté au Danemark contre 21,9 % aux Etats-Unis ...
- Toujours sur le site de l' Observatoire des inégalités on peut lire:
« Un ensemble de facteurs se sont conjugués pour expliquer ce phénomène (l'augmentation des inégalités aux USA) : précarité accrue sur le marché du travail, restructurations industrielles massives qui ont affaibli les syndicats, immigration peu qualifiée, montée de l’individualisme et rôle de plus en plus grand joué par le diplôme notamment. La concentration des médias a en même temps amplifié le discours conservateur.»
Y a t-il un seul des 4 points soulignés ci-dessus (en gras) qui ne soit pas justement un des aspects marquant de la vie économique et politique de la France ?
Le mari de Carla Bruni n'opère t-il pas en ce début d'année 2008 un rapprochement politique avec la Grande Bretagne ?
Le mari de Carla Bruni n'opère t-il pas en ce début d'année 2008 un rapprochement politique avec l'OTAN sous commandement Américain ?
Ne sommes-nous donc pas, avec quelques années de retard, mais à notre charge, en toute connaissance de cause, inscrit dans une volonté de singer la politique économique et donc sociale des Etats-Unis, pays du globe où les inégalités sociales sont les plus extrêmes ?
D'ailleurs, que nous dit le traité modifié de Lisbonne à propos de l'OTAN (voir vidéo ci-contre):
Raoul Marc Jennar
A propos du Traité simplifié de Lisbonne voté le 04/02/08
Je confie ma politique de défense à l'OTAN
On pourraît poursuivre ainsi longtemps la démonstration de l'absurdité que constitue le capitalisme ( tel qu'il est mis en oeuvre) pour l'immense majorité de la population mondiale. Internet regorge d'informations très précises sur l'état humanitaire, sanitaire et écologique du monde. Rapports et études gouvernementaux qu'il sera bien difficile de suspecter de gauchisme primaire.
Qui remarque qu'en 2008, être de gauche est insidieusement devenu un mal. Presque une insulte !
Placer l'Homme au centre du débat, au centre des préoccupations, est souvent perçu comme un utopisme !
Que le système capitaliste soit un système pensé par une poignée d'hommes au service des intérêts privés de ces mêmes hommes mais nécessitant la contribution du plus grand nombre, cela ne relève pas de la théorie: c'est un fait. C'est une réalité. C'est sa raison d'être.
Le système capitaliste est un système dont l'idéologie se résume à cela:
Faire participer, par quelque moyen que ce soit (la force, le mensonge, le crime, la guerre, le travail des enfants, la précarisation, etc... toutes choses que tout habitant d'un pays gagné à l'idéologie libérale connaît) le plus grand nombre d'individus à un processus dont la finalité n'est autre que la recherche de l'équilibre permettant à la plus petite minorité possible de capter le maximum de la richesse produite par le plus grand nombre sans que le plus grand nombre se révolte.
[ 4 ] Le rapport de l'OCDE intitulé « La faisabilité politique de l'ajustement » dont vous trouverez la lecture sur cette page est la preuve la plus implacable et la plus incontestable de la définition que je donne ci-dessus du capitalisme et de ses objectifs ainsi que de la nature préméditée des politiques que nous connaissons. De la lecture de ce rapport, qui n'est qu'un exemple parmi tant d'autres, on tire fort légitimement la conclusion qu'aucune des conséquences sociales et économiques n'est imprévue et encore moins le fruit du hasard. Bien au contraire: tout est savant étudié, calculé, géré...
Le système capitaliste n'a pas vocation à rechercher le bien être du plus grand nombre.
Le système capitaliste n'a pas vocation à protéger l'intérêt général.
Pour assurer la pérénnité d'un plan aussi machiavélique il est indispensable que le plus grand nombre y adhère pleinement. Il est en quelque sorte nécessaire que la victime soit consentante et accepte son sort. Nous, peuple de cette terre, devons donc être amenés à consentir, de plein grès, à non seulement participer mais bien plus, à être le socle même du système qui nous oppresse.
La question fondamentale qui se pose à nous, citoyens, est de réussir à entrevoir les possibilités qui s'offrent à nous pour exercer notre citoyenneté, pour faire valoir et entendre nos voix dans ce concert de déni de démocratie:
- Une séance de vote au sein de l'ISO (Organisation Internationale de Normalisation) quand les intérêts de Microsoft sont en jeu...
- Le parlement européen est la seule instance où siègent des élus du peuple. Oui mais voilà à quoi ce résume sont rôle (voir vidéo ci-dessous):
Raoul Marc Jennar
A propos du Traité simplifié de Lisbonne voté le 04/02/08
J'aimerais mieux ne pas vous parler de ma
Commission Européenne!
Comme je le précisais plus haut, je ne suis pas un adepte de la révolution violente ni même de toute solution dont le point de départ serait la destruction de l'existant. Mon propos n'est pas de nier en bloc les facettes positives du capitalisme. Encore une fois, à défaut d'être binaire comme le capitalisme s'emploie à nous le faire accroire, le monde est complexe et il serait absurde de vouloir nier, par exemple, les avancées technologiques qui participent à accroître le confort matériel de l'Homme.
Parce que nous refusons d'exercer notre devoir de citoyen du monde, parce que nous refusons d'admettre que la démocratie est fragile et réclame une vigilance de tous les instants, pouvant parfois nous entrainer, malgré nous, à tenir des positions radicales mais salutaires, parce que nous sommes intellectuellement une bande de flémars toujours plus prompts à dépenser notre énergie pour se payer la dernière bagnole à la mode qu'à prendre le temps de la réflexion pour mesurer le sens de nos actes et en peser les conséquences, parce que nous apportons tellement plus d'importance à nos petits plaisirs qu'à la bonne marche de la cité, nous assistons un beau jour, fatalement, logiquement, au résultat de nos comportements irresponsables: le loup est dans la bergerie. Ce loup là est multiple et prend la forme des excès innombrables dont nous sommes tous les témoins et dont je dressais une liste (non exhaustive) en début d'article.
A l'origine de toute évolution de nos propres comportement il y a la réflexion, il y a l'auto-critique. Rien n'est possible sans une puissante réflexion critique du système capitaliste.
Si 35 000 000 de français pensaient comme moi, j'ai bien dit pensaient, alors je peux affirmer que le mari de Carla Bruni n'aurait jamais fait carrière dans la politique. Et cela sans révolution violente.
Cet exemple ne montre pas qu'il faut être 35 000 000 millions à penser la même chose pour que les choses évoluent dans le bon sens.
Cet exemple montre que penser, c'est agir. Et d'ailleurs, comment expliquer autrement tous les efforts consentis par ceux qui gouvernent le monde pour nous éloigner de toute réflexion, pour nous mentir, pour nous désinformer.
Le bon sens est le meilleur garant contre les dérives criminelles des gens de pouvoir.
Le bon sens est un puissant garde fou contre les mensonges des idéologies de toutes sortes.
Le bon sens ne conduira personne à penser que l'individualisme à tout craint, que la mise en compétition de tous contre tous puisse d'une façon ou d'une autre conduire à une organisation sociale apaisée.
Ce n'est que sous les coups de boutoirs incessants de la propagande mensongère de l'idéologie que l'on peut finir par apporter du crédit à ce qui est, dans les faits, dans la réalité bien concrète de milliards d'individus, une machine à broyer. Une machine à laminer. Une machine conçue de toute évidence par des esprits malades.
Seuls ceux pour qui diviser pour mieux régner constitue un enjeu plaident pour l'atomisation à tous les niveaux du corps social.
Mais par delà le bon sens qui peut rapidement montrer ses limites et s'avérer un obstacle à l'évolution positive des choses, il est nécessaire d'alimenter notre réflexion aux sources de médias incontestablement plus indépendant des sphères de pouvoir que ne le sont actuellement les médias d'information de masse.
Cette réflexion que nous avons le devoir de mûrir en tant qu'acteur de la vie sociale dans laquelle nous sommes tous immergés et partie prenante doit nous conduire à remettre en cause le concept d'individualisme comme socle à l'organisation des sociétés occidentales.
Si l'individualisme est le modèle que tente d'imposer partout le capitalisme c'est qu'il correspond à une organisation sociale destructrice non violente (au sens où il n'y a pas besoin de militaires pour nous rendre individualistes). Tant que nous serons dans l'absolue erreur de penser que l'individualisme est une bonne chose pour nous, citoyens du monde, alors nous seront dans l'incapacité de nous organiser, nous serons dans l'incapacité de nous mobiliser, nous serons dans l'incapacité de nous faire entendre, nous serons dans l'incapacité d'être socialement adulte, nous seront dans l'incapacité d'être socialement responsables et continuerons à l'inverse, comme nous sommes dans l'obligation de le constater, à être permissifs aux exactions de ceux que nous portons aux pouvoir, à être permissifs aux dérives inadmissibles de ceux que nous portons aux pouvoir, à être permissifs aux comportements condamnables de ceux que nous portons aux pouvoir. Tant que nous cèderons aux sirène de l'individualisme nous devons avoir la certitude que nous creusons le lit de notre propre misère. Pire: nous creusons déjà le lit de la misère de nos enfants.
Nous, peuple du monde, éteignons nos téléviseurs, retrouvons-nous pour réfléchir, débattre, penser sur le sens de la marche que nous voulons insuffler à l'histoire. Cessons d'écouter tous ces sarkonards qui nous gouvernent et dont l'unique préoccupation n'est autre que notre exploitation pour leur bonheur.
Nous, peuple du monde, ne pouvons plus, ne devons plus craindre d'agir par peur des conséquences de nos agissements. L'histoire nous enseigne, notre propre histoire nous enseigne que l'inaction ne nous protège jamais des conséquences dont nous avons voulu nous prémunir. Au contraire, toute notre histoire nous enseigne que les conséquences de l'inaction sont toujours pires que celle de l'action.
La politique de l'autruche est une politique de citoyens irresponsables.
Nous devons, tous ensemble, nous sentir res-pon-sa-ble de notre cité.
Nous devons, tous ensemble, nous sentir res-pon-sa-ble de notre monde.
Je n'ai pas voté pour le mari d'une chanteuse et pourtant je suis responsable de la politique étrangère de la France qui envoie des militaires en Afganistan,
Je n'ai pas voté pour le mari d'une chanteuse et pourtant je suis responsable de la politique sociale de la France,
Je n'ai pas voté pour le mari d'une chanteuse et pourtant je suis responsable de la politique économique de la France,
Je n'ai pas voté pour le mari d'une chanteuse et pourtant je suis responsable de la politique que mène Brice HORTEFEUX,
Je n'ai pas voté pour le mari d'une chanteuse mais parce que je suis un citoyen français et que je me sens responsable de cet idiot je ressens un malaise à être citoyen d'une France qui veut coûte que coûte 25 000 métèques par an à foutre dehors.
Je n'ai pas voté pour le mari d'une chanteuse mais parce que je suis un citoyen français et que je n'ai pas la mémoire courte je me souviens que le peuple Français a jugé PAPON pour crime contre l'humanité et que le devoir de mémoire nous enjoins de dire à nos enfants: plus jamais ça. En 2008, 50 ans plus tard, j'habite une France qui veut coûte que coûte 25 000 métèques par an à foutre dehors.
Lorsque je suis responsable des actes d'autrui et de leurs conséquences je ne suis pourtant pas coupable à la place d'autrui.
Lorsque la France se fait épingler par la Ligue des droits de l'Homme pour les conditions de détention dans les prisons françaises, dans les commissariats français, je n'ai d'autre choix que de me lever le matin en sachant que je vis dans un pays qui bafoue les droits de l'Homme. Vivre dans un pays qui bafoue les droits fondamentaux des Hommes ce n'est pas la même chose que de vivre dans un pays où les institutions marquent du respect pour les droits fondamentaux des Hommes. Et si j'ai le devoir de me sentir concerné, impliqué, responsable des agissement des institutions de mon pays, c'est parce qu'une institution n'est rien, absolument rien s'il n'y a pas des être humains pour la faire fonctionner. Et ce sont donc des être humains, et non pas l'institution en elle-même, qui agit, qui viole les droits des Hommes. Quand la France viole les droits de l'Homme dans les prisons françaises, alors je vis dans un pays gouverné par des hommes politiques qui disent aux directeurs de prisons qui disent aux matons:
« Nous , hommes de pouvoir qui présidons aux destinées de la France et qui tirons notre légitimité de l'expression du vote démocratique du peuple français , nous vous autorisons, et donc vous incitons à violer les droits fondamentaux des condamnés.»
N'en doutons pas: c'est en s'appuyant sur la légitimité que nous leur octroyons qu'une minorité viole les droits fondamentaux des individus. En cela, nous sommes moralement engagés par les agissements de ceux qui nous gouvernent et ne pouvons pas nous défiler devant les responsabilités qui nous incombent. Devant les responsabilités qui sont les nôtres.
L'idéologie capitaliste est une entreprise qui vise à nous faire admettre ceci comme norme à nos comportements:
Lorsque les nazis sont venus chercher les communistes
Je me suis tu, je n'étais pas communiste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les syndicalistes
Je me suis tu, je n'étais pas syndicaliste.
Lorsqu'ils sont venus chercher les sociaux-démocrates
Je me suis tu, je n'étais pas social-démocrate.
Lorsqu'ils sont venus chercher les juifs
Je me suis tu, je n'étais pas juif.
Puis ils sont venus me chercher
Et il ne restait plus personne pour protester.
Et il ne restait plus personne pour protester.
Il ne restait plus personne pour protester.
Cette phrase devrait avoir, pour nous tous, citoyens français, une résonance toute particulière, une résonance forte en réponse à l'écho des voix qui depuis quelques années s'élèvent pour régulièrement s'insurger contre les derniers français qui peuvent encore faire grève ! Une résonance forte en réponse à l'écho des voix qui dénoncent, fustigent, stigmatisent les derniers français encore en mesure de défendre des droits !
Lisons Matin Brun : « Sait-on assez où risquent de nous mener collectivement les petites lâchetés de chacun d’entre nous ? » La démocratie, c'est à dire nos propres vies et celles de nos enfants, de nos descendants, mérite t-elle à ce point si peu d'attention, si peu d'engagement, si peu de considération de notre part ?
Saut de ligne
[ 1 ] Déculturation: je l'emploi ici dans cette acception: « disparition quasi totale de la culture d'origine. Les cas de déculturation sont généralement connus par des groupes ethniques, autochtones ou immigrés, peu nombreux, qui ont été confrontés à une politique d'acculturation radicale de la part du groupe dominant». Pour une définition plus complète, détaillée et comparée des termes acculturation, décultation et inculturation je vous renvoie à la lecture de cet excellent article de Valérie Guetté.
[ 2 ] Obscurantisme: « Attitude, doctrine, système politique ou religieux visant à s'opposer à la diffusion, notamment dans les classes populaires, des ,,lumières``, des connaissances scientifiques, de l'instruction, du progrès.» ( in Trésor de la Langue Française )
[ 3 ] Manichéisme: « Attitude de celui, de celle qui ne juge le monde qu'en termes opposés de bien et de mal.» ( in Trésor de la Langue Française )
[ 5 ] Voir La déclaration des droits de l'homme sur la page d'accueil du présent site.
[
6
]
Argentine, le hod-up du siècle
-
Mémoire d'un saccage
est un film de Fernando SOLANAS (Ours d'or d'honneur au festival de Berlin 2004).
Je vous recommande vivement de prendre le temps de regarder ce film. Ce que le peuple argentin a subi dépasse l'entendement. Personne n'est en mesure d'imaginer qu'en moins de 25 ans, un pays capitaliste, j'insiste, un pays capitaliste, un pays riche, puisse retourner au moyen-âge. Des entreprises françaises ont bien sûr participé au bal des vampires.
Vous trouverez ce DVD en vente sur le site
trigon-film.org
. Je ne résiste pas au plaisir de vous donner cet autre lien
musicargentina.com
qui présente à sa façon le film de Fernado SOLANAS.
Rêve americain
Les états-unis en chiffres
Cet article du journaliste américain Michael Ventura, article fort référencé comme vous pourrez le constater, se termine ainsi:
« Les premiers au monde ? Pour ce qui est des catégories les plus importantes, nous ne figurons même pas dans les dix premiers. Nous en sommes loin d’ailleurs. Les États-Unis occupent la première place mondiale seulement pour ce qui est de l’armement, le consumérisme, la dette et l’admiration de soi.»
Constats des institutions capitalistes
L'intérêt du document qui suit réside dans les sources auxquelles sont puisés les données qu'il révèle: des banques, l'OCDE, la Réserve fédérale Américaine, etc... toutes institutions qui font le capitalisme. Est également cité le journal financier Les échos...
Article original: Le modèle américain publié sur le site nouvellegauche.fr
Aux Etats-Unis, le pays du "plein-emploi" selon Nicolas Sarkozy, il y a tellement de petits boulots que la durée moyenne du travail (sans compter les chômeurs) est tombée à 33,7 heures (Source Rapport économique du Président, février 2007).
Certes, la durée du travail dans l'industrie (celle que cite toujours le Medef) est proche de 41 heures, mais l'industrie représente moins de 20 % des emplois. Tous secteurs confondus, le nombre des petits boulots est tel que la durée moyenne travaillée par ceux qui ont un emploi, est de 33,7 heures...
Les Etats-Unis sont donc loin du "plein emploi à plein temps". Ils en sont très loin et s'en éloignent un peu plus chaque année.
En mars 2007, une étude de la banque BNP Paribas1 montrait que le partage du travail existant aux Etats-Unis amène à un partage des revenus de plus en plus inégalitaire :
« Pour la majorité des citoyens, la hausse des revenus réels (autrefois observée pour l'ensemble des catégories de revenus) est quasi interrompue. Il faut aller vers le milieu du décile supérieur pour trouver une hausse du revenu réel dans les cinq dernières années.»
Dit de façon moins technique : aux Etats-Unis, le pays qui sert de modèle aux libéraux du monde entier, le niveau d'inégalité est tel que seuls les 5 % les plus riches ont vu leur revenu augmenter sur les dernières années. Les autres 95 % ont vu leur revenu stagner ou franchement décliner. Ce n'est pas la LCR qui le dit mais la banque BNP Paribas.
Un tel niveau d'inégalité devrait amener à un effondrement de la croissance : les 5 % les plus riches ne peuvent pas faire 18 repas par jour ni avoir tous 10 voitures garées devant leur maison. Quand 5 % seulement des citoyens accaparent l'essentiel des richesses nouvellement créées et qu'une majorité voit ses revenus stagner ou nettement diminuer, la croissance devrait s'arrêter, faute de consommation. C'est uniquement en poussant la majorité des salariés à s'endetter, que le libéralisme peut assurer en même temps des bénéfices colossaux aux 5 % les plus riches et une consommation élevée du plus grand nombre.
Selon les derniers chiffres de la Réserve fédérale, la dette totale américaine2 s'élève à 29.888 milliards de dollars. Elle a augmenté de 2.186 milliards en un an. Elle atteint 227 % du PIB (contre 140 % seulement en 1929).
La dette privée (ménages et entreprises) représente 76 % de l'ensemble. Les subprimes ne représentent que 4 % de cette dette.
Voilà la réalité du miracle américain : en un an, selon l'OCDE, le PIB devrait augmenter de 1,9 % (soit 250 milliards de PIB en plus) mais la dette aura augmenté de 2.186 milliards. Huit fois plus ! Et si on intègre la dette du secteur financier, on arrive à une dette totale de 44.772 Mds soit 340 % du PIB américain ! Voilà pourquoi Alan Greenspan, l'ancien Président de la Banque centrale américaine, annonce régulièrement que les USA risquent bientôt de tomber en récession.
Et l'évolution est semblable dans tous les pays (Espagne, Angleterre, Nouvelle Zélande,...) que les libéraux citent en modèle pour leur haut niveau de croissance. Comme l'écrit Patrick Artus, dans son dernier livre, « entre 1996 et 2005, le taux d'endettement des ménages est passé de 42 à 75 % de leur revenu en zone euro et de 100 à 160 % au Royaume Uni. Si le taux d'endettement était resté constant, la croissance aurait été négative dans la zone euro comme au Royaume-Uni.»
La question de la dette (la dette privée surtout) est fondamentale. Elle n'est pas liée seulement à la spéculation de quelques méchants hedges funds, comme Nicolas Sarkozy a tenté de nous le faire croire en revenant de ses vacances américaines.
Le néolibéralisme a structurellement besoin d'un endettement toujours croissant pour prospérer. Regardez bien la courbe : la dette rapportée au PIB était parfaitement stable jusqu'à l'arrivée de Ronald Reagan. C'est depuis que les idées néo-libérales se sont imposées que le ratio dette / PIB augmente.
Depuis 2003, vu le niveau d'inégalité dans le partage du PIB et vu le niveau d'endettement de l'ensemble des économies occidentales, la BRI (Banque des Règlements Internationaux) souligne régulièrement le risque d'un déflation mondiale généralisée En mars 2006, le directeur de la rédaction du mensuel Enjeu-les Echos a publié un livre au titre assez explicite « La crise des années 30 est devant nous.»
En décembre 2005, un rapport du centre Bruegel indiquait que, vu le niveau de dette et de déficit des USA, une forte dévaluation du dollar et donc une forte remontée de l'Euro étaient inévitables. Dans le meilleur des scénarios (si les USA, l'Europe et la Chine coopèrent et SI les marchés financiers gardent leur calme...), « l'Europe perdrait seulement 220 milliards d'exportations, soit 3 millions d'emplois.»
En février dernier, coup sur coup, Les Echos ont consacré 4 articles au risque d'un effondrement du capitalisme mondial. En lisant le dernier article3, "La bombe chinoise", le lecteur comprenait que, si les Etats-Unis tombent en récession, la situation sociale de la Chine, déjà très tendue, peut vite devenir ingérable. Les Etats Unis sont le premier client de la Chine et si la consommation américaine venait à ralentir trop fortement, la Chine connaîtrait un atterrissage économique très difficile à contrôler, avec sans doute une exacerbation des tensions sociales qui la secouent déjà. Vu la course au sur-armement que l'on observe autour de Taïwan (la Chine vient d'augmenter de 18% son budget militaire), nul ne sait quelles seront en Asie, les conséquences d'une récession américaine. "Taïwan jouera au XXIème siècle le rôle qu'a joué l'Alsace-Lorraine au siècle dernier" affirment bon nombre de stratèges.
Gravité de la crise sociale en France,
gravité des déséquilibres financiers accumulés aux Etats-Unis,
gravité de la crise sociale et fragilité du modèle de croissance en Chine...
Il est urgent d'inventer du neuf. Il est urgent que la gauche se mette au travail !
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1. revue Conjoncture mars 2007.
2. dette des familles + dette des entreprises + dette des collectivités et de l'état fédéral mais hors dette du secteur financier.
3. Les Echos du 2 février
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